Yvelines : violente bagarre au foyer d’accueil pour femmes

Une dispute entre deux résidentes a viré au pugilat suite à une simple chanson. L’une d’elles devra répondre de violences volontaires devant le tribunal.

 Illustration. Les deux femmes ont livré des versions bien différentes aux enquêteurs sur les circonstances de cette dispute.
Illustration. Les deux femmes ont livré des versions bien différentes aux enquêteurs sur les circonstances de cette dispute. LP/OLIVIER BOITET.

Elles ont réglé leurs comptes derrière les murs de la cuisine. Une femme de 38 ans a été poignardée et ébouillantée ce lundi soir au cours d'une bagarre avec une autre résidente dans un foyer d'accueil du boulevard de la Paix à Saint-Germain-en-Laye.

Il est environ 21 heures quand la dispute vire au pugilat. Suzana, 30 ans, renverse une casserole remplie d'eau chaude et de riz sur le bras de Carmen. Puis elle s'empare d'un couteau avec lequel elle entaille le doigt de son adversaire. Les pompiers et les policiers sont appelés sur les lieux. L'une des deux protagonistes est conduite à l'hôpital, l'autre est emmenée au commissariat où elle est placée en garde à vue.

Les urgences ont finalement accordé huit jours d'incapacité totale de travail à Suzana et quatorze jours à Carmen. Devant les policiers, les deux femmes ont raconté qu'elles étaient ensemble dans la cuisine quand Suzana s'est mise à chanter, ce qui déplaisait visiblement à Carmen. Un mot entraînant un autre, elles en sont finalement venues aux mains.

« La victime assure que la casserole a été versée volontairement dans sa direction, précise une source proche de l'affaire. Mais Suzana donne une tout autre version ».

La trentenaire soutient en effet que l'autre résidente lui avait déjà empoigné les cheveux et que la casserole est tombée à terre. Et que l'eau lui a même brûlé le pied. « Je ne sais pas vraiment ce qui est arrivé. On s'est battues et à un moment la responsable du foyer nous a dit qu'elle allait appeler la police », a-t-elle raconté devant les enquêteurs.

Suzana a été remise en liberté mardi dans l'après-midi avec une convocation en juin prochain devant le tribunal correctionnel de Versailles pour violences volontaires. Le foyer, où ces deux femmes étaient accueillies, est destiné à venir en aide aux femmes étrangères accompagnées de leurs enfants.