Yvelines : trouver un job pendant la crise, c’est possible !

Le salon « Coup de pouce pour un emploi » de Chanteloup-les-Vignes s’adressera en priorité aux jeunes peu diplômés issus des quartiers prioritaires ce jeudi.

 Chanteloup-les-Vignes. En 2018, l’opération « Coup de pouce pour un emploi » s’était déjà déroulée au gymnase Laura-Flessel.
Chanteloup-les-Vignes. En 2018, l’opération « Coup de pouce pour un emploi » s’était déjà déroulée au gymnase Laura-Flessel. Association Rencontres pour l’égalité d’accès à l’emploi

En avant les CV! Si le marché du travail est actuellement morose en raison de la crise économique due au Covid-19, les jobs datings sont là pour rappeler que certaines entreprises continuent tout de même de recruter. L'association Rencontres pour l'Égalité d'Accès à l'emploi (RPEAE), qui agit pour favoriser l'embauche des jeunes sans diplôme dans les quartiers prioritaires des Yvelines, organise ainsi ce jeudi, la 46e édition du salon « Coup de pouce pour un emploi ». À cette occasion, une vingtaine de recruteurs seront présents à Chanteloup-les-Vignes à partir de 14 heures au gymnase Laure-Flessel pour proposer des contrats en alternance, des CDD et CDI.

Beaucoup de demande pour les aides-soignants et ambulanciers

« Parmi les plus gros pourvoyeurs d'emplois du moment, on a Pôle emploi qui vient de lancer une campagne pour trouver 1800 à 2000 conseillers en Ile-de-France, se réjouit Antoine Neves Da Costa, membre de l'association organisatrice. Il y a aussi des sociétés médicales et paramédicales qui vont même jusqu'à financer les formations des futurs aides-soignants et ambulanciers tant la demande est grande ».

Transdev, Le Relais, Korian, Lidl… les participants auront l'embarras du choix pour espérer décrocher le fameux sésame qui leur permettra d'intégrer (enfin) le marché du travail. « C'est très compliqué quand on n'a pas de diplôme », reconnaît Julien Junior Mendes, actuellement salarié chez Renault Flins. Cet habitant de Chanteloup-les-Vignes a tenté sa chance lors de l'édition précédente. « Ça m'a vraiment aidé car je ne trouvais rien, confie ce jeune de 20 ans. J'ai d'abord intégré l'usine en passant des tests techniques avant de passer une semaine de formation, on m'a ensuite proposé un CDD de six mois ».

Un entretien sur deux se termine par un contrat

Jusqu'à l'an dernier, Raphaël Louison, 20 ans, avait aussi « des difficultés à trouver un emploi ». « J'ai le brevet et le bac mais ça ne suffisait pas », se souvient cet habitant des Mureaux qui avait essayé d'entrer dans la sécurité privée. « Je suis allé au job dating où j'ai rencontré plusieurs recruteurs sur différents stands et parmi eux, il y avait justement une entreprise de sécurité », raconte-t-il. Le contact est bien passé au point que Raphaël a décroché enfin le job qu'il espérait.

« Il y a, en moyenne, entre 45 % et 65 % de candidats, soit un jeune sur deux, qui se retrouvent avec un contrat à l'issue du salon, souligne Antoine Neves Da Costa. Notre force, c'est vraiment de cibler des employeurs qui acceptent des profils issus des quartiers, c'est-à-dire de la personne sans diplôme à celle qui a un Bac + 2 ».

Cette année, la crise sanitaire a contraint l'organisateur à mettre en place une participation sur inscription*. « On a environ 300 inscrits, on peut aller jusqu'à 500 personnes, » rappelle l'association RPEAE.

Ce jeudi, à 14 heures, au complexe sportif Laura-Flessel, 12 Mail du Coteau.

*Inscription : https://rencontresegaliteemploi.org