Yvelines : prison ferme pour les voleurs de motos

Les deux hommes comptaient s’emparer d’engins de grosses cylindrées à Magnanville dans l’espoir de les revendre.

 Illustration. Les malfaiteurs agissaient dans des parkings souterrains.
Illustration. Les malfaiteurs agissaient dans des parkings souterrains. LP/Olivier Boitet

Ils écumaient les parkings pour faire main basse sur les motos. Deux hommes, tous deux âgés de 19 ans, ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel de Versailles à des peines de 21 et 30 mois de prison ferme. Ils comparaissaient pour avoir tenté de s'emparer de deux engins à la fin du mois d'août à Magnanville. Mais également pour avoir frappé l'une de leurs propriétaires qui tentait de s'interposer.

Le premier acte de cette affaire se joue le 22 août lorsqu'un homme dépose plainte car sa moto, une Honda Africa Twin 1000, a disparu alors qu'elle était stationnée dans son parking souterrain. La moto est finalement retrouvée par les forces de l'ordre quelques jours plus tard, cachée dans le parking d'un immeuble en chantier.

Le deuxième se déroule moins d'une semaine plus tard, le 27 août précisément. Une alarme retentit dans un autre parking. La propriétaire d'une Triumph se précipite alors et voit deux hommes qui tentent de mettre sa machine dans un camion. « L'un d'eux m'a dit casses toi où je te défonce, a-t-elle raconté à l'audience. J'ai répondu qu'il n'en était pas question alors il m'a donné un coup de poing à la mâchoire et m'a jeté par terre ».

Les deux voleurs prennent alors la fuite en laissant la moto sur place. Les policiers identifient le propriétaire du camion et arrêtent son fils, sans domicile fixe, déjà connu pour cinq affaires de vol. Son complice se livrera au commissariat peu de temps après.

Dans le box de la salle d'audience, les deux jeunes gens ont reconnu les faits mais livré des versions farfelues. « C'est un gars de mon quartier qui m'a donné ce plan, assure l'un d'eux. J'ai tenté de voler ces motos avec l'intention de les revendre mais je ne sais pas combien j'aurais pu en tirer ». Idem pour son comparse, sans emploi, et déjà quatre condamnations au casier judiciaire.

Le procureur a salué le courage de la victime qui a résisté aux voleurs avant de venir témoigner. Les avocats des deux hommes ont rappelé que leurs clients étaient des jeunes désœuvrés qui ont fait preuve de bonne volonté durant l'enquête. Déjà placés en détention provisoire, ils ont été maintenus en prison pour purger la durée de leur peine.