Yvelines : le préfet à la manœuvre avec les institutions musulmanes

En recevant les représentants de la communauté islamique en préfecture, il espère résoudre la crise que traverse le collectif des institutions musulmanes des Yvelines.

 Illustration. Le préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot, vient de jeter les bases d’un nouvel organe qui dialoguera avec la préfecture.
Illustration. Le préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot, vient de jeter les bases d’un nouvel organe qui dialoguera avec la préfecture.  LP/L. MT.

Jean-Jacques Brot, le préfet des Yvelines, est certes connu pour son franc-parler mais il sait, aussi, faire preuve d'un certain talent de diplomate.

En réunissant en début de semaine à la préfecture des Yvelines une vingtaine d'acteurs et de personnalités représentatives de l'Islam local, il pourrait mettre fin à la crise que traversent les institutions musulmanes des Yvelines, rassemblées dans un collectif du même nom (Cimy).

Depuis cet été, ce collectif est à l'arrêt en raison de dissensions entre ses membres, sous fonds d'interventions politiques. « Tout est bloqué, c'est mort, personne ne se parle », confie un observateur.

Mais mardi, pendant plus de deux heures, le préfet a reçu des imams, des responsables culturels, des présidents d'associations et… trois femmes (une nouveauté) pour évoquer les questions pratiques auxquelles peuvent être confrontés les musulmans du département.

Bientôt une nouvelle instance ?

« Je me suis senti encouragé par ces personnalités, j'ai beaucoup apprécié le respect et l'humilité de nos discussions », confie Jean-Jacques Brot qui admet « jeter les bases de quelque chose, d'une structure. »

Dans les faits, ce rendez-vous, salué par plusieurs intervenants, devrait permettre aux services de l'Etat de dialoguer avec une nouvelle instance, sans enterrer, pour l'instant, le Cimy. En toute tranquillité et sans accroc.

« Il a été habile et adroit et n'a pas attaqué le Cimy bille en tête, lâche, épaté, un participant à cette réunion. Mais il veut que cette nouvelle structure soit plus ouverte. Elle l'est. Il y a des femmes, des représentants du sud-Yvelines… »

Newsletter L'essentiel du matin
Un tour de l'actualité pour commencer la journée
Toutes les newsletters

« Je le regardais et imaginais ce qu'il avait en tête : untel est là et va soutenir ma proposition, celui-là sera d'accord, celui-ci va m'appuyer. C'est un malin ! », dit un autre.