Yvelines : le maire de Magnanville fait appel de l’annulation des élections

Michel Lebouc (DVG) contre attaque après que le Tribunal administratif a annulé les résultats du premier tour des municipales suite au recours porté par un conseiller d’opposition.

 Magnanville. Le maire (DVG) Michel Lebouc, ici avec sa 1re adjointe Françoise Gonichon, a fait appel de la décision du Tribunal administratif de Versailles d’annuler le premier tour des élections municipales du 15 mars dernier.
Magnanville. Le maire (DVG) Michel Lebouc, ici avec sa 1re adjointe Françoise Gonichon, a fait appel de la décision du Tribunal administratif de Versailles d’annuler le premier tour des élections municipales du 15 mars dernier. LP/Virginie Wéber

Le suspense n'aura pas duré bien longtemps. Une semaine après que le tribunal administratif de Versailles a annulé les résultats du premier tour de l'élection municipale de Magnanville, le maire (DVG) Michel Lebouc a décidé de faire appel.

Le maire sortant avait été élu au premier tour du scrutin avec 50,96 %, devançant de 35 voix son adversaire Nicolas Laroche (Divers centre). L'un de ses colistiers, Dylan Guelton, conseiller municipal d'opposition, avait alors déposé un recours, dénonçant notamment la diffusion, lors des vœux du maire, d'une vidéo « au caractère excessivement promotionnel ».

C'est ce qui a motivé le délibéré du Tribunal administratif : la mise en ligne, le 2 janvier 2020, par la ville sur sa chaîne YouTube « d'une présentation sous forme d'images de synthèse du projet de réaménagement » de la parcelle de l'ancien magasin But. Le Tribunal indique que « par cette diffusion, la commune de Magnanville a fourni à M. Lebouc un service prohibé par les dispositions précitées de l'article L. 52-1 du code électoral » portant sur la propagande et la « promotion publicitaire » pendant la campagne électorale.

« J'ai ressenti une forme d'injustice », Michel Lebouc

Lors de l'audience du tribunal le 7 septembre 2020, le rapporteur public avait pourtant émis un avis en faveur d'un rejet intégral du recours. Un avis qui n'a donc pas été suivi par le juge le 21 septembre.

« J'ai ressenti une forme d'injustice à l'égard de l'engagement que j'ai toujours souhaité mettre au service des Magnanvillois, confie Michel Lebouc à propos de sa décision de faire appel. Je ne mérite pas ce verdict qui m'a mis un genou à terre. » L'édile dit s'être « relevé » grâce aux soutiens reçus de la part d'habitants mais aussi « d'élus, de maires de toutes couleurs politiques. »

« Je suis convaincu que nous sommes en mesure d'apporter les éléments de compréhension visant à démontrer que la mise en ligne de cette vidéo n'était pas de nature à altérer la sincérité du scrutin », assure Michel Lebouc. Ce sera désormais au Conseil d'État de statuer à une date qui reste à déterminer. Si celui-ci rejette l'appel, de nouvelles élections municipales seront organisées.

Décès de l’ancien maire André Sylvestre

Il avait été à la tête de Magnanville de 1983 à 2014. André Sylvestre, l’ancien maire (PS) de la commune est décédé ce samedi matin à l’âge de 78 ans. Professeur des écoles jusqu’en 1997, date à laquelle il a pris sa retraite, cette figure de la gauche dans le Mantois fut également conseiller général des Yvelines de 2001 à 2015.

André Sylvestre avait quitté la vie politique en 2017 après les élections législatives sur la 8e circonscription des Yvelines. Il était alors le suppléant de Françoise Descamps-Crosnier, battue lors de ce scrutin. André Sylvestre était maire honoraire de Magnanville et avait reçu la médaille d’or de l’Assemblée nationale.

André Sylvestre était devenu maire honoraire de Magnanville en 2014 à l’issue de son dernier mandat/LP/MG
André Sylvestre était devenu maire honoraire de Magnanville en 2014 à l’issue de son dernier mandat/LP/MG