Yvelines : le chantier titanesque de l’A13 sera bouclé dans trois ans

La circulation sur l’autoroute de Normandie restera inchangée sur le viaduc de Guerville jusqu’à la rentrée 2021. Deux ans de chantier seront ensuite prévus.

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 Guerville. Voici la circulation actuelle sur le viaduc de Guerville.
Guerville. Voici la circulation actuelle sur le viaduc de Guerville. DRONE PRESS/Sanef

Les quelque 120 000 automobilistes qui fréquentent l'A13 à hauteur de Mantes-la-Jolie vont devoir s'armer d'un peu de patience. La société des autoroutes Paris-Normandie vient d'annoncer que les travaux de rénovation des tabliers de Guerville seront définitivement bouclés à la fin de l'année 2023, soit plusieurs mois après la date initialement prévue. L'occasion de faire le point sur ce chantier titanesque aux contraintes nombreuses.

Quel intérêt ? Souvenez-vous : nous sommes en 2015 et l'Etat, après la crise de 2008, propose ses financements dans le cadre du plan de relance. La SAPN y voit l'opportunité de rénover les deux viaducs de l'autoroute à Guerville, près de Mantes-la-Jolie, datant des années 1960.

Un problème se pose alors : comment refaire à neuf ces deux tronçons sans que les travaux ne créent des embouteillages monstres sur cet axe fréquenté tous les jours par 120 000 véhicules ? L'idée est donc d'ajouter un troisième tronçon grâce à la construction d'un viaduc supplémentaire composé de trois voies. Trois voies de plus qui permettront de faire basculer les circulations lors des travaux et qui seront définitivement conservées. Les travaux sont validés fin 2015 et lancés en 2016.

Yvelines : le chantier titanesque de l’A13 sera bouclé dans trois ans

Une prouesse technique. Le défi qui s'annonce est incroyable. Un tablier long de plus d'une centaine de mètres est construit ailleurs que sur le site puis transporté sur place. Il est ensuite littéralement « glissé » sur les piles du nouveau viaduc. Il faut s'imaginer une route de béton lourde de plusieurs centaines de tonnes qui enjambe une départementale et des voies ferrées coincées entre des carrières et la Seine.

« Même si nous avons tout fait pour adoucir les pentes, on reste sur une pente de 4%, détaille Jerome Fosse, responsable des opérations et Grands Projets du groupe Sanef. Une fois lancée, cette charpente est quasiment inarrêtable. Il a donc fallu doser très précisément la poussée initiale. »

Autre défi : le passage de ce tablier au-dessus des voies ferrées fréquentées par les rames de la ligne Paris-Mantes-la-Jolie. Il a donc fallu négocier avec la SNCF pour trouver le week-end opportun - en mars 2018 - et suspendre la circulation des trains. « Les dates ont été bloquées en 2013 pour effectuer cette opération », ajoute le responsable. Soit cinq ans avant la date prévue!

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Qu'est ce qui vous attend encore ? Dans l'immédiat, rien. La circulation actuelle sera maintenue : trois voies vers Paris et quatre vers la province. Mais en septembre prochain, on bascule de nouveau dans les travaux.

Les ouvriers vont lancer la phase de réfection des tabliers, qui est, souvenez-vous, l'objectif initial de ces travaux. Et là, il y en aura pour deux ans. Deux ans durant lesquels les bandes de roulement (la surface de la route) seront refaites et les viaducs rénovés. Pour les automobilistes en route vers Paris, ça ne change rien : le tablier est neuf et ne nécessite aucun chantier. Les travaux auront un impact pour la circulation vers la province. On passera donc de quatre voies à trois voies pendant deux ans avec des réductions de vitesse et de largeur des voies.