Yvelines : le berceau du PSG en effervescence avant la finale de la Ligue des champions

A Saint-Germain-en-Laye, ville où le club a écrit son histoire, les supporteurs attendent la finale PSG-Bayern avec impatience. Les bars s’attendent à être pris d’assaut dimanche soir.

 Saint-Germain-en-Laye, ce vendredi. Tout est prêt au café Le Réveil Matin pour accueillir les supporteurs dimanche soir. Y compris les masques aux couleurs du PSG.
Saint-Germain-en-Laye, ce vendredi. Tout est prêt au café Le Réveil Matin pour accueillir les supporteurs dimanche soir. Y compris les masques aux couleurs du PSG. LP/MARION PEPIN

« C'est ici que tout a commencé ». Voilà comment Saint-Germain invite ce vendredi les supporteurs à assister à la retransmission de la finale sur écran géant au camp des Loges. Le ton est donné. Il s'agit de rappeler que la ville royale n'est pas seulement le berceau de Louis XIV. Elle est aussi celui du PSG.

Un berceau au sein duquel l'excitation se fait de plus en plus sentir, au fur et à mesure qu'on se rapproche de la finale de dimanche soir.

Depuis la qualification, les maillots fleurissent dans la rue. On parle beaucoup, on parie entre copains. Quelques-uns, toutefois, préfèrent éviter le sujet, par simple superstition. « Je ne donne pas mon avis, ça va nous porter la poisse, on est si près du but… », commente ainsi Alain, un peu stressé.

« Comme une petite finale de Coupe du monde », Philippe Evesque, patron du Réveil Matin

D'autres se montrent nettement plus confiants. À l'intérieur du bar Réveil Matin, rue du Vieux-Marché, les habitués discutent entre eux de la fameuse finale. « De toute façon, ils vont gagner », s'écrie Max, fervent supporter depuis de nombreuses années. Bernard, lui aussi, croit en la victoire du PSG. Tous les deux seront bien évidemment au bar, dimanche soir, devant l'écran géant, pour supporter leur club de cœur. Ils ne seront pas les seuls.

Le bar croule sous les réservations. « Certains réservent des tables de 6, 10 voire 12. On va être complet c'est sûr », sourit Philippe Evesque, patron du Réveil Matin depuis un an et demi. Lui aussi se prépare à cette finale. Il a prévu de porter son maillot « pour vibrer avec les supporters ». Il a même fait fabriquer des masques aux couleurs du Paris Saint-Germain. « L'engouement est terrible, c'est comme une petite finale de Coupe du monde », annonce le gérant. Il compte bien réaménager son bar pour agrandir l'espace et accueillir le plus de monde possible.

Le Soubise, QG historique du PSG

À quelques centaines de mètres de là, Le Soubise, un autre café bien connu à Saint-Germain, prévoit aussi d'être complet. Et au milieu des supporteurs, il y aura des anciens joueurs et même une légende vivante du PSG. « Safet Sušić et Edvin Murati seront là pour regarder le match dimanche », assure fièrement Frédéric Thomas, l'un des responsables de l'établissement. Il faut dire que les deux anciens footballeurs du PSG viennent « tous les matins » boire un café. « À l'époque, les joueurs venaient prendre leurs petits-déjeuners avant l'entraînement. Ici c'est le QG du PSG », reprend-il. « Donc, on est bien obligés de supporter le Paris-Saint-Germain », plaisante la gérante Valérie Rayrolles.

Saint-Germain-en-Laye, ce vendredi. En ville, les maillots aux couleurs du PSG fleurissent.      LP/MARION PEPIN
Saint-Germain-en-Laye, ce vendredi. En ville, les maillots aux couleurs du PSG fleurissent. LP/MARION PEPIN  

À quelques pas, au milieu du marché de la ville, deux jeunes garçons mangent une glace en veillant à ne pas tacher leurs maillots bleus et rouges. « Je sens que le PSG va gagner 3-1 avec deux buts de Neymar », affirme Théo, 14 ans. « N'importe quoi, ce sera 2-0 et c'est Mbappé qui va marquer », rétorque son jeune frère de 8 ans. Tous deux regarderont le match tranquillement chez eux, devant leur télévision. Ils sortiront néanmoins dans la rue si leur équipe remporte « la coupe aux grandes oreilles ». Leurs parents n'ont pas souhaité qu'ils regardent le match au camp des Loges. « Il n'y aura pas de distanciation sociale. Ils auraient adoré y être mais on préfère ne pas prendre de risque, le virus circule toujours », indique leur mère.