Yvelines : l’arracheur de colliers retourne à la case prison

Le jeune homme de 21 ans, incarcéré en préventive, était jugé pour avoir agressé deux femmes âgées fin août au Chesnay-Rocquencourt. Il a écopé de 6 mois ferme.

 Illustration d’un vol à l’arraché d’un collier en or
Illustration d’un vol à l’arraché d’un collier en or Le Parisien

C'est un type d'agression qui génère l'indignation de tous... même celle de l'agresseur. « Je sais, ce que j'ai fait c'est dégueulasse » a ainsi reconnu Billel, 21 ans, dans le box de la salle d'audience du tribunal correctionnel de Versailles ce lundi. Quelques instants plus tard, le jeune homme a malgré tout été condamné à une peine d'un an de prison dont six mois avec sursis. Il comparaissait pour avoir, le 21 août dernier, agressé deux femmes âgées de 73 et 84 ans au Chesnay-Roquencourt pour leur voler leur collier.

«Depuis cette histoire, je crains de marcher dans la rue » déplore une victime

Ce jour-là, vers 15 h 30 square Choiseul, Claire se fait arracher la chaîne qu'elle porte autour du cou. « Elle s'est cassée et un morceau est même resté sur ma nuque, témoigne-t-elle. C'était un jeune homme barbu. J'étais choquée même si cela n'a duré qu'une seconde. J'ai pensé à prendre les voleurs en photo avec mon téléphone mais je tremblais trop. Depuis cette histoire je crains de marcher dans la rue ». Vers 17 heures le même jour non loin de là, rue Pottier, Mireille passe devant un café. Elle est abordée par deux jeunes gens. L'octogénaire pense qu'ils lui demandent un renseignement mais l'un d'eux lui arrache son collier en or.

Les deux jeunes gens prennent la fuite. Originaires de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ils sont identifiés et interpellés début septembre par les enquêteurs de la sûreté urbaine de Versailles. Les charges reposent sur des images de vidéosurveillance, de la téléphonie et le témoignage des victimes. L'un des deux, mineur, a été remis en liberté et sera convoqué devant un juge pour enfant de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Quant à Billel, il a été écroué au centre pénitentiaire de Bois-d'Arcy en attendant d'être jugé.

« J'ai vendu sa chaîne pour 150 euros »

Au tribunal, il passe des demi-aveux, soutenant qu'il n'a pas agressé Claire, la première victime. « J'ai dormi toute la journée et quand je suis sorti dans la rue vers 17 heures j'ai agressé la seconde victime. J'ai vendu sa chaîne pour 150 euros, j'ai partagé l'argent avec mon copain et j'ai acheté une tenue de football à mon petit frère ».

Son avocat a assuré que les preuves manquaient dans le dossier pour confondre son client sur le premier vol. Il a plaidé en faveur d'une peine sans incarcération en rappelant que Billel n'avait jamais été condamné. Le jeune homme est toutefois retourné en prison et s'est vu interdire le département des Yvelines à sa sortie.