Yvelines : l’arracheur de collier écope d’un an de prison ferme

Ce jeune homme de 18 ans comparaissait pour avoir agressé une femme de 63 ans la semaine dernière à la sortie de la gare à Chatou.

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Illustration Le Parisien

Malgré les vidéos et les témoignages de sa victime qui l'accablent, dans le box de la salle d'audience, le mis en cause nie en bloc. « Je n'ai pas agressé cette dame. Je sors de prison et je ne veux pas y retourner », souffle-t-il. Pourtant, ce jeune homme de 18 ans a bien été condamné en fin de semaine par le tribunal correctionnel de Versailles à une peine d'un an de prison ferme. Mardi dernier à la gare de Chatou, il avait arraché la chaîne en or d'une femme de 63 ans.

Les voleurs rattrapés par la victime et des témoins

Ce soir-là, cette dernière rentre de Paris. Elle descend à Chatou et se rend vers le parking quand un homme agrippe son collier en or par l'arrière. Il s'empare du bijou avant de la faire tomber sur une voiture. Un témoin surprend la scène et prévient la police.

Ils sont en fait deux voleurs à prendre la fuite. Mais la sexagénaire et deux personnes venues à son secours parviennent à les rattraper. Lorsque la police municipale arrive, l'un des voleurs jette le collier dans un fourré. La ficelle est grosse et les agents arrêtent le duo.

Placés en garde à vue au commissariat de Saint-Germain-en-Laye, ces jeunes marocains affirment qu'ils sont âgés de 15 et 16 ans. L'un d'eux, déjà connu sous dix alias et déjà condamné au moins deux fois à Paris ces six derniers mois, se révèle être majeur depuis peu et est déféré devant le tribunal. Son complice, réellement mineur, a été présenté devant le juge pour enfant.

Un phénomène en pleine expansion

Pour sa défense, le plus âgé a soutenu vivre dans un appartement de la porte de la Chapelle à Paris et n'être venu à Chatou que pour aller à la piscine. Mais il n'avait avec lui ni maillot de bain ni lunettes.

Le procureur a rappelé que le phénomène des petits voleurs venus clandestinement du Maroc et qui arrachent des chaînes en or est en pleine expansion dans la région parisienne. L'avocat du jeune homme a tenu a souligné, lui, que son client n'était « qu'un pauvre garçon exploité par d'autres qui vivent du recel des biens qu'il vole. » Il a estimé qu'il serait « judicieux d'organiser son expulsion vers le Maroc. » Les juges ne l'ont pas entendu ainsi.