Yvelines : cachés dans le coffre, les coqs étaient utilisés pour des combats

L’association de protection animale Stéphane Lamart a déposé plainte après la découverte de coqs lors du contrôle d’une voiture au péage de Saint-Arnoult. Le conducteur devrait être jugé ces prochains mois.

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 Les combats de coqs sont interdits en France, sauf dans le Nord-Pas-de-Calais et plusieurs territoires d’Outre-Mer (illustration).
Les combats de coqs sont interdits en France, sauf dans le Nord-Pas-de-Calais et plusieurs territoires d’Outre-Mer (illustration). LP/archives

Quatre coqs enfermés dans des sacs-poubelles sous des tas de gravats. L'association de protection animale Stéphane Lamart s'insurge après la découverte, mercredi dernier, de ces animaux dans le coffre d'une voiture, lors d'un contrôle routier au péage de Saint-Arnoult (Yvelines), sur l'autoroute A10, dans le sens province-Paris.

L'association annonce avoir déposé plainte. « A chaque fois, que nous intervenons sur un cas de maltraitance animale, nous portons plainte pour actes de cruauté et mauvais traitements », confirme le président de l'association.

Les volatiles seraient de la race dite de Thaïlande, une espèce de petite taille utilisée pour les combats. Ils auraient eu les pattes et les becs limés. Selon nos informations, le conducteur aurait indiqué avoir « l'habitude de transporter des volatiles pour les rapporter chez lui et nourrir sa famille ».

Une pratique «rare» en Ile-de-France

L'associatif précise que les quatre coqs n'ont pas été réquisitionnés et que le propriétaire a pu repartir avec… Néanmoins, l'homme devrait être jugé dans les prochains mois devant le tribunal correctionnel de Versailles pour transports illicites d'animaux et pour actes de cruauté.

Interdite en France sauf dans le Nord-Pas-de-Calais et dans plusieurs territoires d'Outre-Mer, la pratique des combats de coqs reste marginale. Dans le Nord, il y aurait encore plus d'un millier de coqueleurs (éleveurs de coqs) et une cinquantaine de gallodromes. Depuis vingt ans qu'il défend les animaux, Stéphane Lamart n'a pas constaté beaucoup de cas de maltraitances sur des coqs en région parisienne.

« Ça reste très rare, peut être une fois ou deux dans l'année en Ile-de-France, le plus souvent on nous appelle pour des chats et des chiens », souligne Stéphane Lamart. Et encore, lorsqu'il est sollicité pour des gallinacés, il s'agit majoritairement de particuliers qui maltraitent leurs poules.

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Même si le bourreau des coqs risque deux ans de prison et 30000 euros d'amende, l'association installée à Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne) rappelle qu'en France, « ceux qui s'en prennent aux animaux sont presque toujours condamnés à des peines de sursis assortis d'une amende, jamais du ferme ».