Mantes-la-Jolie : suspectés de détourner des médicaments avec de fausses ordonnances

Un homme a été mis en examen et ses complices arrêtées par la police, tous suspectés d’avoir tenté d’arnaquer des pharmacies. Ils détournaient des médicaments contre la leucémie, dont la valeur dépasse 5 000 euros.

 Illustration. Les médicaments contre la leucémie peuvent se revendre 2 000 euros sur le marché noir.
Illustration. Les médicaments contre la leucémie peuvent se revendre 2 000 euros sur le marché noir. LP/Arnaud Journois

Ils tentaient d'escroquer la Sécu et les pharmacies. Un homme et une femme originaire de la région mantaise ont été présentés ce vendredi aux magistrats du parquet de Versailles. Ils sont suspectés d'avoir tenté d'arnaquer l'Assurance maladie et plusieurs pharmaciens de la région pour plusieurs milliers d'euros grâce à de fausses ordonnances.

Mardi, une femme se présente au comptoir d'une pharmacie de Mantes-la-Jolie. Elle vient y retirer un médicament contre la leucémie dont la valeur est comprise entre 5 000 et 7 000 euros. La pharmacienne enregistre la commande mais son ordinateur émet une alerte, en raison de la valeur de la marchandise. « C'est un produit sensible et onéreux qui justifie un tel protocole », explique une source policière.

Des reventes à l'étranger, sur le marché noir

Le médecin parisien qui a édité l'ordonnance ne répond pas au téléphone. La police est mise au courant et vient cueillir la jeune femme l'après-midi, lorsqu'elle vient récupérer sa commande. Elle passe vite aux aveux et indique travailler, pour quelques centaines d'euros, pour une autre femme qui, elle-même, est pilotée par une tête de réseau.

L'homme, originaire de Mantes-la-Ville et qui travaille à l'usine Renault de Flins-sur-Seine, a été convoqué au commissariat jeudi. Il a été mis en examen. Lors de son audition il a nié les faits. Mais les policiers ont pu établir qu'il faisait travailler quatre femmes, chargées de récupérer les mêmes médicaments dans plusieurs pharmacies du secteur.

Celles-ci s'appuyaient sur des ordonnances falsifiées. « Les médicaments étaient ensuite destinés à alimenter un marché noir à l'étranger. Ils peuvent se vendre près de 2 000 euros », estime cette source.