73 emplois menacés aux Clayes-sous-Bois : la grève se poursuit chez Permaswage

La situation reste bloquée chez l’équipementier aéronautique basé aux Clayes-sous-Bois. L’actionnaire américain envisage la fermeture du site en vue d’une délocalisation.

 Les Clayes-sous-Bois. Le site de Permaswage est en grand danger en raison de la crise dans le secteur aéronautique.
Les Clayes-sous-Bois. Le site de Permaswage est en grand danger en raison de la crise dans le secteur aéronautique. DR

La tension est au plus haut chez l'équipementier aéronautique Permaswage. Un plan de sauvegarde de l'emploi y est à l'ordre du jour et 73 postes sont sur la sellette, soit près d'un salarié sur deux concerné. Après un premier mouvement social lancé le mardi dernier, les syndicats CFE-GCG, CGT et CFDT ont décidé de se remettre en grève entre ce lundi et ce vendredi.

Basée aux Clayes-sous-Bois, cette entreprise est spécialisée dans la conception et la fabrication de raccords hydrauliques. Elle travaille pour de grands industriels du secteur, notamment Airbus, mais souffre, comme tout l'ensemble du secteur, d'un effondrement de l'activité en raison de l'épidémie du Covid-19.

Propriété du groupe américain Précision Castparts Corp (PCC), Permaswage pourrait être délocalisée vers la Drôme. Elle se rapprocherait ainsi de KalliStrut Aerospace, une autre entité de PCC. Cette dernière serait également menacée par un plan de sauvegarde de l'emploi.

L'option d'un déménagement vers la Drôme « sur la table »

« C'est le flou. Nous sommes toujours dans l'attente d'un véritable dialogue avec nos dirigeants américains sur ce sujet. Aucun document justifiant cette délocalisation - étude de coût, d'impact, de risques liés aux clients ou compétences - n'a été présenté au CSE », explique Juan Chikh, délégué syndical CGT.

« Pour PCC, l'option de la fermeture du site des Clayes et de la délocalisation des salariés vers le Sud reste évidemment sur la table en l'état actuel de la situation du marché de l'aéronautique », estime Damien de Veyrac, le directeur général de Permaswage, qui rappelle être l'interlocuteur de l'actionnaire dans cette affaire. « Nous devons encore des informations aux représentants du personnel mais il faut travailler avec eux sur les éléments de ce scénario afin d'être capable de le justifier du point de vue économique », estime-t-il.