Les Clayes-sous-Bois : Bureau Vallée achète le bateau gagnant du Vendée Globe pour Louis Burton

 Bureau Vallée, le bateau de Louis Burton sera bientôt plus solide et performant pour lui permettre de viser la première place lors de la Transat Jacques Vabre 2 017 et du Vendée Globe 2 020.
Bureau Vallée, le bateau de Louis Burton sera bientôt plus solide et performant pour lui permettre de viser la première place lors de la Transat Jacques Vabre 2 017 et du Vendée Globe 2 020.  Jean-Marie Liot/DPPI/Vendee Globe

« Nous avons racheté le bateau Banque Populaire pour le rénover et permettre à Louis Burton d'avoir un bateau plus performant. En 2020, nous aurons un vrai espoir de podium ou de victoire. » Bruno Peyroles, président fondateur de Bureau Vallée soutient le skippeur originaire de La Celle-les-Bordes, 7e de ce dernier tour du monde en solitaire, depuis 2010. Née à Maurepas en 1990, l'entreprise de fournitures de bureau, dont le siège est aux Claye-sous-Bois, investit chaque année environ 1 M€ pour entretenir le bateau de son champion yvelinois.

« La notoriété et l'image de Bureau Vallée sont valorisées grâce aux exploits de Louis, explique Bruno Peyroles. Notre entreprise s'engage pour l'environnement et la voile est l'un des seuls sports où le sponsor peut donner son nom à l'équipe. » Le navigateur, qui a grandi près de la forêt de Rambouillet avant de partir pour Saint-Malo à 18 ans, est heureux d'être représenté par une entreprise locale. « Tous mes amis de coeur sont ici dans les Yvelines, j'y reviens régulièrement, sourit le skippeur. Je suis fier d'être soutenu par Bureau Vallée, qui est né, comme moi, dans ce département. »

Les Clayes-sous-Bois : Bureau Vallée achète le bateau gagnant du Vendée Globe pour Louis Burton

Louis Burton à son arrivée le 2 février aux Sables d'Olonne. Le skippeur arrive à la 7e place du Vendée Globe. (DR)

Avant même le départ du Vendée Globe en novembre 2016, le président de Bureau Vallée avait annoncé à Louis Burton qu'il renouvellerait son partenariat pour quatre ans, et qu'il lui offrirait un bateau plus solide et performant à son retour. Une confiance aveugle qui a motivé le jeune homme de 31 ans lorsqu'il était seul en plein océan. « Ce sentiment de soutien et de confiance m'a accompagné tout au long de mon aventure, se souvient Louis Burton. C'est important lorsque l'on pratique une discipline qui comporte des risques comme la voile. » Bruno Pyeroles non plus ne tarit pas d'éloges sur son marin. « C'est un jeune plein de courage et d'énergie. Nous avons quand même vécu un tour du monde ensemble, moi depuis mon bureau et lui depuis sa cabine » ajoute-t-il.

Désormais acquis par Bureau Vallée, le bateau gagnant du Vendée Globe, mené par Armel Le Cléac'h, est actuellement en rénovation en Bretagne. Les pièces vont être démontées une à une, puis remises aux couleurs des magasins de fournitures de bureau, avant d'être réassemblées. Il sera remis à l'eau courant mars et prêt pour la course Jacques Vabre, au départ du Havre, le 5 novembre 2017. Une traversée de l'Atlantique de plus de 8 000 km que Louis Burton effectuera en double avec sa femme Sarah Escoffier, une grande première dans l'histoire de la navigation française. « Je suis motivé à bloc, on va être très performants. C'est une super navigatrice et c'est ce même bateau qui avait remporté la Jacques Vabre en 2015 », conclut Louis Burton.

Le versaillais Eric Bellion conclut son tour du monde à la 9ème place

Par J.M.

« Quand j’étais petit, je croyais que le Vendée Globe c’était pour les demi-dieux » Eric Bellion, originaire de Versailles, est dans la dernière ligne droite pour franchir la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne. Le skippeur, qui devrait arriver ce lundi en début d’après-midi, sera le premier bizuth de cette saison à franchir la ligne d’arrivée, à la 9ème position du palmarès général. « Même si j’ai un problème et que je dois laisser passer toute la flotte pour terminer dernier, je serais heureux, affirme le navigateur. La plus belle place sera la mienne. » Ayant grandi dans les Yvelines, Eric Bellion est tombé amoureux de la mer à travers les livres qu’il lisait étant petit. Très satisfait de sa prestation, il réalise enfin son rêve en terminant cette course folle autour du monde. « Jamais je ne me suis relâché, j’ai donné le maximum » conclut le skippeur.