Dans les Yvelines, le Covid repart à la hausse dans les établissements scolaires

La découverte de cas positifs a entraîné la fermeture de 17 classes dans le département, dont un collège entier à Maurepas et une école à La Verrière.

 Maurepas, ce vendredi. Fermé depuis le 25 janvier, le collège Alexandre-Dumas le restera au moins jusqu’à lundi inclus.
Maurepas, ce vendredi. Fermé depuis le 25 janvier, le collège Alexandre-Dumas le restera au moins jusqu’à lundi inclus. LP/Jeanne Cassard

Alors que les vacances démarrent dans une semaine, dans les Yvelines comme partout en France, l'épidémie de Covid-19 continue de s'étendre aux établissements scolaires. Dix-sept classes ont déjà fermé leurs portes ces derniers jours dans le département, après la découverte de cas positifs.

Une école élémentaire a dû fermer à La Verrière. À Maurepas, c'est un collège entier qui affiche portes closes. Après une trentaine de cas positifs détectés parmi les élèves et professeurs du collège Alexandre-Dumas, celui-ci était fermé depuis lundi 25 janvier sur recommandation de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France.

L'établissement de 650 élèves le restera au moins jusqu'à ce lundi inclus. Après une opération de dépistage massif réalisée le 29 janvier sur 414 personnes, des cas de variant ont été découverts parmi les élèves et le personnel. Il s'agirait d'une minorité de cas. Contactée, l'ARS précise que « la possible réouverture du collège sera étudiée très prochainement au vu des résultats du contact tracing et du séquençage. »

« On laisse le virus circuler dans les écoles »

À Sartrouville, une troisième classe a fermé cette semaine à l'école élémentaire Turgot-2, où deux classes étaient déjà fermées. De quoi agacer les parents. « Si on avait pris la situation de façon prudente dès le début on n'en serait pas là, s'agace Émilie. Il y a un vrai décalage entre les efforts qu'on nous a demandé de faire cet été en famille, on s'est privés de tout pour ne pas sortir, et là on laisse le virus circuler dans les écoles en essayant de minimiser au lieu de prendre des vraies mesures préventives. »

Sartrouville, jeudi. Parents et enseignants se sont mobilisés pour exprimer leur colère face à la gestion de l’épidémie à l’école. DR
Sartrouville, jeudi. Parents et enseignants se sont mobilisés pour exprimer leur colère face à la gestion de l’épidémie à l’école. DR  

Clotilde, elle, est parent d'élève à l'école maternelle La Fontaine, dans le même quartier de Sartrouville. « Ça a commencé la semaine après Turgot-2, forcément la contamination passe par les fratries puis d'école en école », regrette-elle.

Sept adultes et quatre enfants ont été testés positifs au cours des derniers jours, mais aucune classe n'a fermé. Depuis mercredi, Clotilde a décidé de retirer son fils de l'école et s'organise tant bien que mal avec le télétravail pour le prendre en charge : « En tant que parent on est désarmé, tout repose sur notre responsabilité individuelle… »

Des parents qui réclament davantage d'anticipation

Dans une école primaire au Pecq, ce sont deux classes sur cinq qui sont fermées depuis mardi et pour sept jours au moins. « On a reçu un mail de la direction jeudi midi pour nous informer qu'il y a au moins deux cas de variants britanniques avérés. Mais avant ça, on ne savait même pas dans quelle classe étaient les cas positifs et on nous répétait qu'il n'y avait pas de problème », rapporte une maman.

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L'inquiétude de cette dernière s'est transformée en colère : « J'en ai marre d'entendre les spots TV sur les précautions à prendre alors qu'à l'école c'est tout l'inverse. Il ne s'agit pas d'affoler mais d'anticiper. On doit savoir dans quelles conditions on envoie nos enfants à l'école ! »