Covid : à HEC, le variant anglais détecté et des étudiants confinés

Après la découverte de 19 cas parmi les étudiants, 620 ont été testés samedi et sont confinés sur le campus de Jouy-en-Josas en attentant leurs résultats.

 Jouy-en-Josas. L’école a organisé un dépistage massif sur 620 élèves volontaires dès le samedi de 9 heures à 18 heures.
Jouy-en-Josas. L’école a organisé un dépistage massif sur 620 élèves volontaires dès le samedi de 9 heures à 18 heures. LP/L.M.

La mise en place de strictes mesures sanitaires n'y aura rien fait. Un cluster a été détecté dans la prestigieuse école de commerce HEC (Hautes études commerciales de Paris) après la découverte de 19 cas de Covid parmi les étudiants vendredi. Alors qu'une partie de ces contaminations serait due au variant anglais, l'école a organisé un dépistage massif sur 620 élèves volontaires dès le samedi de 9 heures à 18 heures.

Parmi les 4 000 étudiants que compte HEC, un millier vivrait sur le campus de Jouy-en-Josas ces derniers temps, contre 1 650 en temps normal. Et une partie est en vacances. En attendant, les jeunes présents restent sur le site.

C'est le cas de Frédéric, étudiant en master. Le jeune homme de 22 ans s'est fait tester samedi et depuis qu'il a appris qu'il était négatif, il peut désormais sortir. Comme les autres élèves, il a reçu un mail de l'administration à la fin de la semaine dernière leur demandant de ne pas quitter leur chambre avant d'avoir reçu les résultats des tests et d'être sûr de ne pas être contagieux.

« Il n'y a pas grand monde dans les couloirs »

« Beaucoup de gens se sont fait tester mais c'était très bien organisé, il y avait plusieurs files d'attente dans le gymnase », raconte-t-il. Soulagé de ne pas avoir été contaminé, Frédéric est resté dans sa chambre pour étudier ses cours à distance. « Sur le campus, je dispose d'une cuisine et d'une salle de bains individuelles, si on ne veut croiser personne, on peut. »

Selon lui, « il n'y a pas grand monde dans les couloirs comparé à d'habitude où c'est compliqué de trouver une place assise pour étudier ». Le jeune homme n'a pas été gêné par cet isolement, « j'en ai profité pour travailler, je n'ai pas besoin de voir beaucoup de monde. »

L'origine du cluster reste inconnue

Contactée, l'administration indique « procéder par étapes en collaboration avec l'Agence régionale de santé (ARS) » d'ici aux résultats des tests PCR qui « vont arriver sans tarder ». Ces derniers ont été réalisés sur « des étudiants de toutes les années confondues », pas seulement sur ceux en contact avec les dix-neuf cas.

Depuis la rentrée de septembre, l'école avait pourtant adopté une série de mesures pour lutter contre la propagation du Covid-19 : des cours à distance, fermeture des restaurants universitaires, obligation de présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures avant d'entrer sur le campus… L'administration rappelle de son côté que « l'origine du foyer épidémique n'est pas déterminée pour l'instant ».