«Mon père est très fâché» : après ses soirées clandestines, les excuses de George Weah Junior

Convoqué au commissariat ce jeudi matin à Paris, et alors que ses voisins dénoncent des soirées à répétition à son domicile, à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), le fils du président du Liberia fait amende honorable.

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 Saint-Germain-en-Laye, ce jeudi. George Weah Junior revient sur son interpellation et ses problèmes de voisinage.
Saint-Germain-en-Laye, ce jeudi. George Weah Junior revient sur son interpellation et ses problèmes de voisinage. LP/Philippe de Poulpiquet

Il « assume » et « s'excuse ». Ce jeudi, le fils aîné de « Mister George » — George Weah, ex-joueur vedette du PSG sacré ballon d'or 1995 et actuel président du Liberia — nous reçoit chez lui à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) pour s'expliquer.

L'enfant terrible s'adresse à ses voisins, qu'il a souvent dérangés par des soirées organisées chez lui malgré le confinement. Le matin même, George Weah Jr est allé s'expliquer au commissariat du 8e arrondissement de Paris suite à son interpellation pour avoir participé à une soirée clandestine. Une affaire « classée », nous a indiqués en début de soirée l'ambassade du Liberia.

Bonnet Louis Vuitton vissé sur le crâne, haut de costume et baskets Balenciaga aux pieds, George Weah Jr est élégant mais semble fatigué. Il se défend, dans un bon français, teinté d'un accent anglais raffiné. La pièce de son salon est plongée dans l'obscurité. Au sol, les stigmates des soirées arrosées n'ont pas été effacés et la lampe stroboscopique pend encore dans un coin du plafond. Entretien.

Comment se sont déroulés vos échanges avec les policiers ce jeudi matin ?

GEORGE WEAH JR. Je me suis expliqué en compagnie de mon ambassadrice. Nous avons évoqué ce qu'il s'est passé à Paris mais la question de mon immunité diplomatique n'a pas été évoquée. Les policiers n'ont pas été corrects. D'ailleurs, ce n'était pas une soirée. Pour ma première sortie à Paris, je suis simplement allé rejoindre un ami footballeur qui vient de signer dans un club. C'est lui qui avait loué cet appartement sur Airbnb. Mais oui, je suis fautif d'y être allé.

Plusieurs sources nous ont pourtant confirmé que vous utilisiez votre immunité diplomatique pour continuer à faire la fête chez vous à Saint-Germain-en-Laye.

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Le problème, ce n'est pas mon immunité diplomatique. Je décline mon identité comme tout le monde. Cela fait très longtemps que je n'ai pas eu besoin de l'utiliser. Mais oui, je l'ai déjà fait, ici et partout dans le monde. Je ne me crois pas pour autant au-dessus des lois.

Que dites-vous à vos voisins au sujet des soirées ?

Je m'excuse auprès du voisinage pour le bruit. Cela ne se reproduira plus […] ce n'est pas correct de perturber la vie des autres. Cette situation de couvre-feu est très compliquée à vivre, je ne suis pas le seul à faire des rassemblements. Mes voisins font par exemple des barbecues. Sauf que je ne les espionne pas. Ce que je n'accepte pas, c'est qu'ils renvoient l'image d'un personnage hautain, qui manque de respect, qui est arrogant. Je suis bon vivant, certes, mais social et positif. Mon père est connu pour être quelqu'un de très humble et modeste.

Vous a-t-il appelé à ce sujet ?

Bien sûr, il est très énervé, très fâché. Ma famille est très mécontente de cette situation, elle joue en défaveur d'une réputation qui a toujours été très propre. Ce sont des choses que l'on veut éviter à tout prix.