Après Poissy, un nouveau week-end de violences urbaines dans les Yvelines

Après l’incident de Poissy le week-end dernier, les forces de l’ordre ont encore été prises à partie ce samedi dans neuf communes du département. Huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

 Illustration. Tirs de mortiers, jets de projectiles, rébellions, outrage et non-respect du couvre-feu… Ce samedi, des épisodes de violences urbaines ont encore eu lieu dans neuf communes.
Illustration. Tirs de mortiers, jets de projectiles, rébellions, outrage et non-respect du couvre-feu… Ce samedi, des épisodes de violences urbaines ont encore eu lieu dans neuf communes. LP/Jean-Baptiste Quentin.

Tout le département est concerné. Après les violences de la semaine dernière, la tension n'est toujours pas redescendue dans les Yvelines.

Tirs de mortiers, jets de projectiles, rébellions, outrage et non-respect du couvre-feu… Ce samedi, des épisodes de violences urbaines ont encore eu lieu dans neuf communes. Les forces de l'ordre ont été presque à chaque fois prises à partie. Huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

À Meulan, des tensions apparaissent dès le début de l'après-midi lorsqu'une trentaine de personnes sont évincées du stade de la ville pour cause de restrictions sanitaires. Mécontents, les jeunes ont ensuite encerclé le fourgon des policiers, l'ont secoué puis ont lancé des projectiles. Il n'y a pas eu de blessés.

Jets de projectiles et guets-apens

En début de soirée à Sartrouville, ce sont encore des jets de projectiles que reçoivent les forces de l'ordre. Face à une dizaine de personnes, elles ont réussi à quitter les lieux sans dégâts. Le même scénario se répète à La Celle-Saint-Cloud et aux Clayes-sous-Bois.

Un peu plus tard, vers 22h45, c'est l'équipage police secours qui a pris un tir de mortier à Carrières-sur-Seine. Un individu a aussi été interpellé pour usage de produits stupéfiants.

Pendant la nuit, les violences se poursuivent. Vers minuit à Trappes, un feu de poubelle attire les policiers rue Hector-Berlioz. Lorsqu'ils arrivent, des jeunes leur lancent « cinq ou six » tirs de mortiers mais loupent la cible à chaque fois. Les agents ont répliqué par un tir de lanceur de balles de défense, mettant en fuite les individus.

Au Pecq, c'est un contrôle pour non-respect du couvre-feu qui a fini en rébellion. Alors que huit personnes étaient postées en bas d'un immeuble, avenue des Vignes-Benettes, deux d'entre elles ont refusé le contrôle. Âgés de 16 et 24 ans, les jeunes ont été placés en garde à vue. Un policier a été légèrement blessé lors de l'intervention.

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Des jeunes ont aussi tenté d'encercler les effectifs à Plaisir. Enfin à Guyancourt, cinq jeunes âgés de 18 à 22 ans ont été interpellés car ils étaient en train de commettre des dégradations sur des voitures vers 3 heures du matin.

Une semaine après l'incident de Poissy

Après le guet-apens tendu le week-end dernier à Poissy qui a fait grand bruit, la ville semble être l'une des rares où il n'y a pas eu de violences durant la nuit de samedi à dimanche. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'était lui-même déplacé lundi soir pour apporter son soutien aux policiers pris à partie.

Les syndicats, qui pointent la récurrence quotidienne de ces faits, réclament un meilleur équipement d'intervention. Notamment des tenues anti-feu pour éviter que les vêtements ne s'embrasent au contact d'un mortier.