VIDÉO. Zoulliart, le street-artiste des stars, livre ses œuvres directement chez vous

Depuis décembre, Zoulliart a décidé d’assurer lui-même la livraison d’une partie de ses œuvres. Une démarche marquée par un souci d’accessibilité au plus grand nombre que le jeune street-artiste nous explique.

« Les gens pensent souvent que ce sont des pizzas ! » s’amuse Zoulliart, 24 ans, alors qu’il entre dans son atelier de Levallois-Perret les bras chargés de cartons rectangulaires. Dans les emballages se trouvent en réalité soigneusement rangées des impressions « numérotées et signées » de ses peintures « Lion » et « Black Lion », prêtes à être livrées à leurs acquéreurs. « On peut voir que l’œuvre a été personnalisée à la main, car il y a de la peinture dessus. », explique le jeune artiste.

Son ambition ? « Rendre le produit accessible, sans forcément casser les prix ». Ces deux séries limitées de cinquante exemplaires chacune ont par exemple été vendues à 198 € l’unité sur son site Internet. « Je voulais être accessible pour toutes les personnes qui me demandaient mes prix et pour qu’elles puissent se procurer une œuvre », souligne Zoulliart.

Car le jeune artiste, qui a peint de nombreux portraits de stars, dont Mike Tyson, Pink, Cyril Hanouna et Nabilla, vend habituellement ses œuvres autour des 8 000 €. Devant le succès des ventes, il a décidé d’aller déposer les productions directement chez ses clients à bord d’une camionnette. « Quand j’ai vu autant de commandes (pour sa série de décembre, NDLR), je me suis dit qu’il fallait que j’aille à la rencontre de ces gens, surtout qu’on est dans une période pas facile ».

« Vous rendez l’art accessible »

Après une première opération en décembre, au cours de laquelle il a livré plus de 400 clients partout à travers la France, Zoulliart a voulu recommencer l’expérience, cette fois au volant de sa Fiat 500, repeinte par ses soins. Fin janvier, il a livré seize des cent acquéreurs de ses créations. « C’est incroyable ! s’enthousiasme David, ingénieur informatique qui travaille à Paris. C’est rare de pouvoir rencontrer un artiste et de pouvoir l’approcher de près », poursuit ce chef de projet informatique.

« À l’intérieur, je bouillonne, ça me fait super plaisir ! », explique Kady, commerciale, descendue au pied de son immeuble avec son bébé de 8 mois dans le bras pour rencontrer l’artiste. « Je n’ai jamais acheté de l’art à proprement dit, mais là ce que vous faites, j’adore ! » sourit-elle sous son masque. « L’avantage, c’est que vous le rendez accessible à des gens comme moi. » Face au succès de ces livraisons, le jeune Zoulliart promet de renouveler l’opération.