VIDÉO. «Remède» antillais contre le covid-19 : « Nous recevons tous les jours des dizaines d’appels pour du Virapic »

Le docteur Henri Joseph dit avoir trouvé dans l’herbe à pic de quoi contrer les virus. Produit avec la plante, le sirop Virapic fait fureur aux Antilles. A Paris, la seule boutique à en vendre est en rupture de stock depuis plusieurs jours.

Elle pousse exclusivement dans les Caraïbes et possède depuis longtemps de nombreuses vertus médicinales, dont peut-être, la capacité de faire rempart au Covid-19. La « zèb a pic », comme on l’appelle en créole, est la plante que les Antillais s’arrachent. Depuis l’annonce, faite par le docteur Henri Joseph, qu’un extrait de cette herbe empêcherait le virus de se dupliquer dans l’organisme, la boutique de Christian de Montaguère à Paris est assaillie de clients à la recherche de Virapic. En métropole, elle est la seule à vendre ce sirop, concocté par le laboratoire Phitobôkaz à partir des molécules qui composent l’herbe à pic.

« En quelques heures, nos stocks de Virapic ont été dévalisés », explique Christian de Montaguère, qui vante depuis des années l’impact positif du sirop sur les défenses naturelles. « Nous recevons tous les jours des dizaines d’appels et de gens en boutique, exprès pour le sirop, mais nous sommes obligés de leur dire de patienter ». Pour autant, il reste difficile de savoir dans quelle mesure l’herbe à pic pourra contrer le Covid-19. Le « remède » a bien fait l’objet d’un dépôt de brevet le 10 février par le laboratoire antillais mais aucune étude clinique n’a encore été menée pour s’assurer des potentiels effets de la plante sur le coronavirus.

En Guadeloupe, on connaît bien cette plante qui peut monter jusqu’à plusieurs mètres de hauteur et se ramasse sur les chemins ou au bord des routes. Le département français n’en a pas le monopole : elle pousse dans toutes les Caraïbes et en Amérique centrale. Elle est utilisée depuis des centaines d’années pour le traitement des maladies de peau, le diabète et bien d’autres infections. Son usage se répand à la manière des recettes de grands-mères.