VIDÉO. Vaccin : le délai entre les deux doses du Pfizer maintenu à «3 ou 4 semaines», décide Véran

Le ministre de la Santé a maintenu le délai initial d’injection des doses du vaccin en dépit des avis de deux autorités sanitaires qui estimaient qu’il était possible de l’allonger à six semaines.

Allonger le délai entre les deux injections du vaccin pour gagner du temps et pouvoir assurer une première protection à plus de monde. Un temps évoquée, cette possibilité a définitivement été écartée par l’exécutif, ce mardi. « Nous maintenons le délai d’injection des deux doses du vaccin Pfizer à 3 à 4 semaines, a déclaré Olivier Véran lors une conférence de presse. Je demande donc à l’ensemble des acteurs qui organisent cette vaccination de s’en tenir à ces recommandations : nous ne touchons pas au délai d’injection du vaccin Pfizer ».

Pourtant, cette option de rallonger le délai entre les deux injections avait été très clairement envisagée par l’exécutif. « Les autorités sanitaires françaises viennent de valider un principe important, selon lequel il est possible, sans risque et sans perte d’efficacité, de différer la deuxième injection du vaccin Pfizer-BioNTech jusqu’à six semaines au lieu de trois », avait avancé le ministre de la Santé lors d’une conférence de presse, le 7 janvier.

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La Haute autorité (HAS) de santé plaidait elle-même il y a quelques jours pour un délai allongé à six semaines au lieu de trois pour les vaccins dits à ARN messager, ceux de Pfizer et de Moderna. Un choix « imposé » par l’urgence de la situation, au vu de la « possible prochaine flambée épidémique, avec l’arrivée de variants », estimait la HAS. Des préconisations qui n’auront finalement pas été suivies par le gouvernement.