VIDÉO. Seine-Saint-Denis : des lampes pour aider les collégiens dyslexiques à mieux lire

Le collège Gustave-Courbet de Romainville fait partie des 10 établissements de Seine-Saint-Denis choisis dans le cadre d’un partenariat entre le conseil départemental et la start-up Lexilife, qui commercialise des lampes corrigeant les effets de la dyslexie.

C’est une lampe dont l’ambition est grande : permettre aux personnes dyslexiques de lire presque normalement. Il y a un mois, le conseil départemental en a acheté 50 exemplaires – chaque lampe est vendue 549 € - pour équiper dix collèges de Seine-Saint-Denis, soit cinq lampes par établissement. Parmi eux, le collège Gustave-Courbet-de-Romainville.

Fabriquée en Bretagne et développée par la start-up Lexilife, la lampe Lexilight a été conçue avec l’aide des chercheurs bretons Albert Le Floch et Guy Ropars, physiciens à l’université de Rennes-1. Après 20 années de recherches, ils ont révélé que les dyslexiques souffraient d’une symétrie trop parfaite de la tâche de Maxwell présente dans chaque œil. Chez les non-dyslexiques, ces tâches sont asymétriques. Chacune tache envoie au cerveau une image de ce qu’elle voit, mais en principe seule une est prise en compte. On parle alors d’œil directeur.La lumière émise par la Lexilight permet de créer un œil dominant fictif, facilitant la lecture. Selon l’entreprise, des progrès seraient observés sur 90 % des personnes qui testent le produit. Nous avons rencontré des collégiens qui testent cette lampe en cours de Français