VIDÉO. Propriétaire victime de squatteurs : «L’évacuation est une étape, mais ce n’est pas la fin de mes problèmes»

Depuis deux ans, ce studio situé rue de Trévise était occupé par des squatteurs. Après de longs mois de procédure, il a finalement été évacué ce mercredi matin.

« C’est une étape, mais ce n’est pas la fin de mes problèmes », soupire Emmanuelle Iches, au bord des larmes. Il y a trois ans, cette propriétaire a investi dans un studio dans le IXe arrondissement de Paris pour le mettre en location. Refait à neuf, il a accueilli pendant un peu moins d’un an un locataire. C’est alors que le cauchemar commence : quelques jours après, elle s’aperçoit qu’une squatteuse – elle découvrira plus tard qu’ils étaient en réalité quatre ou cinq – a forcé la porte et a élu domicile dans son appartement. Deux années de procédure ont abouti à l’expulsion des squatteurs, et à la reprise des lieux officielle ce mercredi matin. « Aujourd’hui, je suis à nouveau chez moi dans cet appartement », peut-elle désormais assurer.

Accompagnée de son agent immobilier pour estimer les coûts de réparation, elle découvre alors les dégâts. « Je suis écœurée. À première vue, on n’a pas l’impression que l’appartement est dévasté. Mais quand on regarde en détail, on se rend compte qu’il faut tout refaire ». Peintures abîmées, radiateurs rouillés ou tagués, fenêtres cassées, télévision volée… « C’est dix à quinze mille euros de travaux pour tout remettre en état », déplore Emmanuelle, avant d’ajouter qu’elle n’a pas l’argent pour. Puisqu’elle n’a pas touché de revenu locatif depuis deux ans, cette blogueuse culinaire, qui loue un appartement dans le XVIIIe arrondissement, n’a pas les moyens de payer son propre loyer. Elle est elle-même menacée d’expulsion.

Si l’installation d’une porte blindée et d’une alarme rassure la propriétaire, elle reste très inquiète. Les derniers échanges avec les squatteurs ont été violents. « J’ai peur qu’ils débarquent. J’ai peur qu’ils viennent me chercher en bas de chez moi ils ont mon adresse. J’ai peur d’eux. »