VIDÉO. Les militants qui occupaient la ZAD du Triangle de Gonesse évacués par la police

Cela fait dix-sept jours que des militants sont sur place pour protester contre la création d’une future gare de métro du Grand Paris.

La zone à défendre (ZAD) du Triangle de Gonesse (Val-d’Oise) a été évacuée ce mardi sans heurt au moyen d’un important dispositif policier déployé sur ce site occupé depuis dix-sept jours pour protester contre la création d’une future gare de métro du Grand Paris. « Les bus sont en train de partir, avec des personnes à l’intérieur », a déclaré Bernard Loup, le président du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), qui n’est pas à l’origine de cette occupation illégale mais l’a activement soutenue. « Il n’y a pas eu de violence ni d’affrontement », entre la trentaine d’occupants et les forces de l’ordre venues en nombre, a-t-il précisé. « Les CRS sont arrivés vers 6h00, on est cernés, ils ont envahi la ZAD », avait témoigné un peu plus tôt à l’AFP un militant sur place.

Depuis le 7 février, une poignée de citoyens occupaient ce terrain sur lequel ont été construites des cabanes de fortune. Ils défendent un projet agricole alternatif pour le triangle de Gonesse et dénoncent l’artificialisation de ces terres jugées fertiles, qui doivent accueillir la future gare de la ligne 17 du Grand Paris Express, ainsi qu’une éventuelle zone d’activités aux contours encore flous. Vendredi, le tribunal de Pontoise avait ordonné l’évacuation sans délai du terrain, propriété de l’Établissement public foncier d’Ile-de-France (EPFIF). « Il va bien falloir que le gouvernement explique pourquoi il maintient cette gare et à quoi elle va servir. Il faut arrêter de parler de transition écologique, il faut la faire maintenant ! », a exhorté M. Loup. « La lutte va continuer », a-t-il ajouté.

LIRE AUSSI > Triangle de Gonesse : les militants écologistes évacués

La ligne 17 doit relier Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à l’aéroport de Roissy-CDG en 2030, en passant par le Triangle de Gonesse, où elle devait initialement desservir le méga complexe commercial et de loisirs EuropaCity. Mais depuis qu’Emmanuel Macron a annoncé en novembre 2019 l’abandon de ce projet phare, le sort de ces 280 ha de terres agricoles, stratégiquement situées à une quinzaine de kilomètres au nord de Paris, reste incertain.