VIDÉO. Les experts de l’OMS en Chine pour enquêter sur les origines du virus

La mission s’avère ardue pour les scientifiques internationaux qui vont tenter d’en savoir plus sur les origines de la pandémie qui serait née dans un marché de Wuhan.

Officiellement la collaboration est de mise entre la Chine et l 'OMS pour travailler ensemble à trouver l'origine du Coronavirus et déterminer sa chaîne de contamination. Officieusement, les dix experts dépêchés par l'OMS, qui commenceront leur travail à distance, par deux semaines de quarantaine, auront bien du mal à s'affranchir du périmètre d'observation et de collaboration que Pékin voudra bien leur attribuer. Ce mercredi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a posé les règles du jeu : « Le visa (de 6 semaines) accordé aux scientifiques est suffisant pour leur enquête […] Ils devront terminer leur enquête à Wuhan avant que nous considérions la possibilité qu'ils puissent travailler ailleurs dans le pays. »

Les experts ne seront donc pas totalement libres de leurs mouvements et de leur agenda mais l'OMS veut croire à la collaboration des autorités chinoises. « Il faut que cette mission et les autres missions soient axées sur la science et non sur la politique. Nous cherchons ici les réponses qui pourraient nous sauver à l'avenir, et non des coupables ou des personnes à blâmer » a déclaré Michael Ryan, chef du programme de réponse d'urgence de l'OMS.

En Chine, la quinzaine de spécialistes sera « à la recherche d'éléments tangibles sur la façon dont ce virus, qui a semé le chaos sur la planète, est passé à l'origine de l'animal à l'homme », explique sur son site l'organisation. Elle assume aussi que plus d'un an se soit écoulé entre la détection des premiers cas et le déplacement de ses experts en Chine : « La priorité de santé publique (a) été de mettre en place une riposte rapide, complète et efficace pour supprimer la transmission interhumaine du virus afin de sauver des vies » explique l'organisation sur son site web.

Deux scientifiques de la délégation n'ont pas été admis en Chine. Ils présentaient des anticorps contre le Covid-19, dans leurs organismes. Malgré de nombreux tests PCR négatifs, le gouvernement chinois de leur refuser l'accès à son territoire.