VIDÉO. Manifestation des soignants : «J’aime mon métier, mes patients… mais je ne sais pas si ça suffira»

Comme Cécile, médecin à l’hôpital, de nombreux soignants sont descendus dans la rue pour exprimer leur épuisement et leur colère avant d’affronter la 2e vague de l’épidémie de coronavirus.

En pleine reprise de l'épidémie de Covid-19, une nouvelle journée de grève et de manifestations était organisée jeudi dans plusieurs villes en France, à l'appel des syndicats et collectifs hospitaliers.

Trois mois après leur dernière mobilisation le 14 juillet, la CGT et ses alliés ont appelé une nouvelle fois les personnels des hôpitaux et des Ehpad à exprimer leur colère et leur désarroi, face à un manque d'effectifs, de moyens et de lits dans leurs établissements.

A Paris, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées en début d'après-midi derrière les Invalides, d'où elles se sont élancées en cortège vers le ministère de la Santé voisin.

Hasard du calendrier, ces actions se sont déroulées au lendemain de l'annonce par Emmanuel Macron d'un couvre-feu en région parisienne et dans huit autres métropoles à compter de samedi. Mais aussi au moment où Jean Castex annonçait que l'augmentation générale des salaires pour les personnels hospitaliers (hors médecins) prévue en mars sera finalement versée « avant la fin de l'année » et que les soignants renonçant à leurs congés de la Toussaint recevront une « indemnité » de 110 à 200 euros brut par jour.

Une décision prise « au regard de la situation », alors que près d'un tiers des lits de réanimation du pays sont occupés par des malades du Covid-19.