Val-de-Marne : Thomas Maubert aux commandes du MoDem

L’opposant municipal à Maisons-Alfort a été désigné président du mouvement par les adhérents, face à la députée Maud Petit.

 Thomas Maubert, le candidat MoDem, tête de liste « Le Renouveau à Maisons-Alfort »
Thomas Maubert, le candidat MoDem, tête de liste « Le Renouveau à Maisons-Alfort » DR

Le scrutin est net : près de 60 % pour Thomas Maubert, contre 40 % pour Maud Petit. Les adhérents du MoDem dans le Val-de-Marne avaient à désigner depuis le 13 novembre leur nouveau président ainsi que le conseil départemental du parti. Le vote électronique s'est achevé ce jeudi.

C'est donc Thomas Maubert, qui officiait depuis trois ans comme délégué départemental du parti, qui en prend les commandes.

« La première urgence, c'est d'installer le conseil départemental pour se mettre au travail », estime le nouveau patron du parti centriste, élu pour trois ans. Son ambition : gonfler les rangs des adhérents et des élus, surtout à l'approche de nouvelles échéances, pour faire du MoDem 94 la première fédération d'Ile-de-France. Devancé par Paris, la fédération compte actuellement 280 cartes, dont 70 élus.

Pas d'ostracisme, promet le nouveau patron centriste

Le chef d'entreprise de 52 ans, qui siège comme opposant au conseil municipal de Maisons-Alfort a d'ores et déjà annoncé vouloir mettre en place des commissions thématiques. Et ce, dans un « esprit d'union et de conquête », « sans ostracisme », promet-il, en référence à l'équipe qui s'était présentée face à lui, menée par la députée Maud Petit.

La parlementaire réclamait notamment davantage de « démocratie participative » et de « transparence », des griefs apparus lors des dernières municipales, sous l'ère de Didier Dousset, ex-président du MoDem et maire du Plessis-Trévise. Lequel avait apporté son soutien à Thomas Maubert et son équipe.

Maud Petit avait, à ses côtés, des voix qui s'étaient élevées contre la stratégie des instances aux municipales, comme Olivier Anthore, représentant local à Créteil, ou Morgan Le Hegarat, candidat en 2017, face à Didier Dousset.

Si elle échoue à rafler la présidence, elle peut cependant se satisfaire de voir sa liste emporter 12 sièges au parlement du parti. Celle de Thomas Maubert en occupera 19.