Val-de-Marne : le tribunal confirme l’élection du maire de Mandres-les-Roses et se penche sur celle de Rungis

Le tribunal administratif étudie ce jeudi le recours en annulation formulé à Rungis par Béatrice Willem. Il a déjà tranché pour Mandres-les-Roses : Yves Thoreau reste le nouveau maire malgré les 22 voix d’écart avec son opposante.

 Yves Thoreau (à gauche) est confirmé à la tête de Mandres-les-Roses. Béatrice Willem (à droite), qui a perdu aux municipales à Rungis face à Bruno Marcillaud, mène un recours en annulation qui sera jugé le 8 octobre
Yves Thoreau (à gauche) est confirmé à la tête de Mandres-les-Roses. Béatrice Willem (à droite), qui a perdu aux municipales à Rungis face à Bruno Marcillaud, mène un recours en annulation qui sera jugé le 8 octobre . DR

Un sursis plane au-dessus de la tête de Bruno Marcillaud (SE), le nouveau maire de Rungis. Un recours en annulation des élections municipales sera jugé ce jeudi 8 octobre par le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne).

Le recours a été formulé par Béatrice Willem (SE), l'une des trois candidats, à l'époque première adjointe de l'ancien maire Raymond Charresson (SE). Elle était arrivée en tête au premier tour mais a perdu à 79 voix près au second tour.

« Mes deux arguments principaux sont les masques offerts en cadeau aux adhérents du CCAS par Bruno Marcillaud et son équipe, après le déconfinement et la distribution d'une lettre anonyme dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin, donc quelques heures avant le scrutin, intitulée « Une maire ne devrait pas faire ça », explique Béatrice Willem.

Ce courrier, qui a été apposé sur les pare-brise des Rungissois par exemple, me mettait en cause. Pour certains arguments, je ne voyais même pas à quoi il faisait allusion ; pour d'autres, il s'agissait de faits totalement déformés. »

L'élue d'opposition, confiante en la justesse de son exposé, s'avoue toutefois « partagée » sur l'issue des débats devant les juges : « Je m'interroge sur la manière dont le tribunal va évaluer l'écart des voix par rapport à mes arguments, pour quantifier leur influence sur le vote des Rungissois. »

Nathalie Guesdon, qui a perdu aux élections face à Yves Thoreau, a perdu son recours en annulation. DR
Nathalie Guesdon, qui a perdu aux élections face à Yves Thoreau, a perdu son recours en annulation. DR  

Nathalie Guesdon, battue de 22 voix, est déboutée à Mandres-les-Roses

Brigitte Willem a raison d'être prudente. Il ne suffit pas d'avoir un faible écart de voix et des arguments à exposer pour faire annuler un scrutin par les juges. Nathalie Guesdon (SE), qui était candidate à Mandres-les-Roses, vient d'en faire les frais.

L'élue d'opposition a formulé un recours après avoir perdu de seulement 22 voix au premier tour face à Yves Thoreau (SE), ancien premier adjoint adoubé par le maire sortant Jean-Claude Perrault (LR) pour lui succéder.

« L'audience s'est déroulée début septembre. J'y étais, j'ai pu expliquer mes arguments, notamment la lettre envoyée aux habitants par le président de Grand Paris Sud Est Avenir que j'ai estimée avoir influencé le scrutin, raconte-t-elle. Le tribunal a rendu son délibéré le 18 septembre et m'a déboutée. J'ai un mois pour faire appel mais je ne pense pas donner suite. En réalité, je crois que l'Etat n'a pas envie de réorganiser des élections municipales vu le contexte sanitaire. Alors j'accepte et respecte cette décision de justice. Je garde à cœur de défendre les intérêts des Mandrions et de relever les dysfonctionnements du conseil municipal durant ces prochaines années. »