Val-de-Marne : avec Gojob, découvrez l’accélérateur d’accès à l’emploi

L’agence d’intérim en ligne garera son bus à Créteil ce mardi avec une soixantaine de postes à pourvoir. L’occasion de présenter « Modes d’emploi », véritable booster d’insertion professionnelle.

 Illustration. Le bus impérial bleu de Gojob est attendu dans le quartier du Mont-Mesly ce mardi pour une Matinale de l’emploi. Les candidats seront reçus sur inscription.
Illustration. Le bus impérial bleu de Gojob est attendu dans le quartier du Mont-Mesly ce mardi pour une Matinale de l’emploi. Les candidats seront reçus sur inscription. Go Job

Une soixantaine de postes à pourvoir immédiatement dans la logistique, la vente, l'entretien et la santé, sur le territoire du Val-de-Marne mais aussi à Paris et en Seine-et-Marne : voilà ce qu'apportera l'agence d'intérim en ligne Gojob dans son drôle de bus, à Créteil ce mardi.

Et ce n'est pas un hasard si le quartier populaire du Mont-Mesly a été choisi pour accueillir cette Matinale de l'emploi. Gojob crée là l'occasion de faire connaître son tout nouvel accélérateur d'insertion professionnelle : le dispositif Modes d'emploi, qui s'adresse aux chômeurs longue durée, aux moins de 26 ans et aux réfugiés autorisés à travailler. Attention, c'est sur inscription !

Explications avec Sylvain Ferrière, directeur général de la Gojob Foundation.

Sylvain Ferrière, directeur général de la Gojob Foundation. DR
Sylvain Ferrière, directeur général de la Gojob Foundation. DR  

Qu'est-ce que Gojob ?

SYLVAIN FERRIÈRE : Une agence d'intérim digitale fondée en 2015 par Pascal Lorne à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Son objectif? L'emploi pour tous, partout en France, quels que soient son origine, ses études, son lieu de résidence ou même son handicap. Cela passe par l'accompagnement et la formation.

La Gojob Foundation est à la fois le garant de cette mission sociale et un laboratoire d'expérimentation. Les outils digitaux — que nous rendons toujours plus performants avec l'École Polytechnique, par exemple — sont présents dans chacun de nos programmes pour maximiser les chances de réussite.

Quelle méthode appliquez-vous pour assurer le retour à l'emploi ?

« Montre-nous ce que tu sais faire et on va chercher ensemble, plutôt que de lire ton CV. » Plutôt que les critères discriminants que peuvent être le genre ou le lieu d'habitation, nous partons du candidat et de ses expériences, y compris informelles, pour décortiquer ses compétences et définir ensemble le secteur où il a le plus de chances de trouver un poste. Même temporaire.

Ensuite, nous lançons une prospection ultra-agressive chacun de notre côté sur le territoire, avec l'idée qu'à un moment, quelqu'un aura forcément besoin de quelqu'un.

Cette approche a-t-elle fait ses preuves ?

De toutes les initiatives dont j'ai fait le tour en France, la plus efficace est celle-ci, mise en œuvre depuis dix ans à Pau (Pyrénées-Atlantiques) par l'association A-CO-R. Elle travaille avec 2 000 demandeurs d'emploi longue durée dans le Sud-Ouest et en place 70 % chaque année. A-CO-R nous a donc autorisés à bénéficier de son expertise, que nous agrémentons avec nos outils numériques.

Vous expérimentez le résultat dans le Val-de-Marne. Pourquoi ici ?

C'était un des territoires les plus propices selon la région Île-de-France, qui subventionne notre action. Ce département a la particularité de compter beaucoup de demandeurs d'emploi venant de quartiers prioritaires, et un tissu d'entreprises très développé. Nous avons donc lancé notre pilote à Créteil en juin 2019 avec l'idée de pérenniser le dispositif si nous trouvons un modèle économique viable.

Car avec 200 personnes déjà accompagnées, nous commençons à voir les résultats et surtout de belles histoires. Notre nouvel objectif s'élève à 500. D'où l'accélération de cet été, avec l'ouverture d'un second bureau à Vitry-sur-Seine et le démarrage du programme Modes d'emploi. C'était d'autant plus nécessaire que les publics ciblés sont particulièrement lésés en cette période de crise sanitaire.

Comment, précisément ?

Grâce au placement. Le candidat n'a qu'à remplir un très court questionnaire sur le site Internet dédié pour être recontacté. C'est très rapide. À partir de ses compétences et de ses souhaits, nos équipes prospectent parmi toutes les entreprises du territoire pour trouver le poste adéquat le plus vite possible.

Une fois que la personne décroche un emploi, nous échangeons régulièrement par téléphone, SMS ou mail. Ce qui permet aux conseillers de détecter les signaux faibles de décrochage. Le suivi peut ainsi durer plusieurs mois si nécessaire.

La Matinale de ce mardi est donc une porte d'entrée supplémentaire…

Soit les compétences correspondent directement à l'une de nos offres, soit nous accompagnerons les personnes jusqu'à ce qu'elles trouvent suivant la méthodologie de Modes d'emploi.

Plusieurs partenaires nous accompagnent sur ce programme, et plus particulièrement la ville de Créteil avec ses missions locales, le territoire Grand Paris Sud Est Avenir et ses Plans locaux pour l'insertion (PLIE), mais également l'entreprise de maintenance de vélos Vélogik. Elle testera les compétences sur place afin d'identifier des candidats pour une formation en alternance au métier de mécanicien cycle.

Ce mardi, de 9 heures à 15 heures, place de l'Abbaye à Créteil. Inscription obligatoire en envoyant nom, prénom et numéro de téléph

« Si ça a été aussi vite, c’est grâce à Gojob »
Orly, ce samedi. Komlan, 30 ans, a bénéficié du coup de pouce de Gojob. Sa conseillère a multiplié les initiatives pour répondre à son souhait. LP/Lucile Métout

Komlan, 30 ans, vit à Orly depuis son arrivée en France mi-décembre 2019. L’ex-entrepreneur togolais, qui a « longtemps vécu en Chine », a découvert Gojob juste avant le confinement.

« J’ai rempli le formulaire et une conseillère, Alice, m’a appelé en plein pendant la crise sanitaire. J’étais très surpris, se souvient-il. Elle m’a demandé ce que je souhaitais faire et une semaine après, elle m’avait trouvé quelques pistes. »

Komlan a ainsi décroché un premier entretien avant l’été, auquel il a été préparé, pour un poste dans l’agroalimentaire à Vitry-sur-Seine. « Je n’ai pas été retenu après le second rendez-vous, et j’ai finalement pensé qu’il valait mieux chercher une formation. Alice m’en a proposé deux. J’ai commencé le 31 août dans le domaine de la maintenance ! »

Le jeune papa est en apprentissage pour quatre mois au sein d’un data center de l’Essonne, avec possibilité d’intégrer un groupe de télécommunication à l’issue. Il ne cache pas sa reconnaissance : « Je suis content d’avoir été autant accompagné, y compris dans la rédaction de mon CV. À chaque appel, on m’a répondu. Et ma conseillère ne m’a rien imposé, elle est partie de mon savoir-faire, insiste Komlan en passe d’être embauché. Si ça a été aussi vite, c’est grâce à Gojob. »