Vague de froid : neuf saleuses sillonnent les routes du Val-de-Marne

Les agents du département sont mobilisés ce mardi pour saler 200 km de routes prioritaires et permettre la circulation de tous, avant les chutes de neige annoncées en soirée.

 Champigny, ce mardi après-midi. Kamel Kerrouche (à gauche) a pu présenter les missions qu’il mène sur les routes, depuis sa saleuse, à Christian Favier, président PCF du conseil départemental.
Champigny, ce mardi après-midi. Kamel Kerrouche (à gauche) a pu présenter les missions qu’il mène sur les routes, depuis sa saleuse, à Christian Favier, président PCF du conseil départemental. LP/Laure Parny

Sourire aux lèvres et manteau bien chaud sur le dos, Kamel Kerrouche s'apprête à grimper dans sa saleuse. Il est 13h30 ce mardi et l'alerte neige lancée par Météo France a immédiatement donné une autre tournure à la journée de cet agent du conseil départemental du Val-de-Marne.

Chargé toute l'année de l'entretien des routes de 14 communes autour de Champigny, Kamel sait qu'il va passer l'après-midi à saler la route départementale 4, jusqu'aux portes de la Seine-et-Marne. Même s'il préfère les astreintes de nuit durant lesquelles la circulation est fluide, l'homme a conscience du rôle essentiel que ses collègues et lui ont à jouer.

Deux réserves de sel de 350 t

Dans le Val-de-Marne, environ 70 agents travaillent dans les quatre centres techniques de la direction des transports, de la voirie et des déplacements. Des sites où, du 15 novembre au 15 mars, on se prépare à permettre la circulation en cas de verglas ou de neige. Neuf saleuses peuvent fonctionner simultanément pour saler 200 km de routes départementales, sans compter les efforts de chaque commune pour améliorer les conditions de circulation sur les routes communales.

Ce mardi, Jean-Luc Macé, responsable du centre d'exploitation de Champigny-sur-Marne a d'abord consulté à plusieurs reprises les bulletins spécialisés émis par Météo France. « Mais rien ne remplace les constatations sur place de nos agents expérimentés, précise celui qui veille notamment à ce que ses deux réserves de sel de 350 t soient toujours disponibles pour ses 31 km de routes à assurer. On surveille particulièrement les points que l'on sait sensible, comme la cuvette de Champlain. »

Jean-Luc Macé, responsable du centre d’exploitation de Champigny, se base sur les prévisions météo et ses cartes de routes prioritaires.LP/Laure Parny
Jean-Luc Macé, responsable du centre d’exploitation de Champigny, se base sur les prévisions météo et ses cartes de routes prioritaires.LP/Laure Parny  

Jean-Luc Macé le sait bien, si un poids lourd venait à glisser sur de la neige ou du verglas à cet endroit, la circulation des véhicules serait perturbée plusieurs heures dans un large secteur.

« Notre priorité ce sont les très grands axes et ceux sur lesquels circulent les bus qui mènent notamment aux gares RER », précise-t-il à Christian Favier, président PCF du conseil départemental. Venu en visite, l'élu salue « ces fonctionnaires, dont le courage est bien loin de la fausse image que les mauvaises langues leur attribuent parfois ! »

Des équipes sur le pont toute la nuit

Tout ce mardi après-midi, les engins doivent procéder à un premier salage préventif à base de saumure pour que les retours de fin de journée se passent le mieux possible. Alors que les flocons sont annoncés en début de soirée.

Newsletter L'essentiel du 94
Un tour de l'actualité du Val-de-Marne et de l'IDF
Toutes les newsletters

Les équipes d'astreinte devraient tourner toute la nuit pour un traitement curatif, cette fois à base de sel pur et en raclant la neige s'il le faut. « Ça fait 14 ans que je travaille sur ces routes, précise Kamel Kerrouche. À force, on devient des experts de chacune d'entre elles ! »