Nogent-sur-Marne : la station de pompage anti-crue activée en prévention

Ce vendredi matin, les services du département ont mis en place ce dispositif, alors que de nouvelles pluies sont attendues ce week-end. Vingt autres stations sont actionnées.

 Nogent-sur-Marne, ce vendredi. Christian Favier, président (PCF) du département Val-de-Marne, et Didier Guillaume, vice-président (PCF), étaient présents à la mise en marche de la station de pompage anti-crue des Tilleuls.
Nogent-sur-Marne, ce vendredi. Christian Favier, président (PCF) du département Val-de-Marne, et Didier Guillaume, vice-président (PCF), étaient présents à la mise en marche de la station de pompage anti-crue des Tilleuls. LP/Jean Cittone

La Marne ne peut plus entrer. Ce vendredi matin, quatre agents de la Direction des Services de l'Environnement et de l'Assainissement (DSEA) ont actionné la station anti-crue des Tilleuls, à Nogent-sur-Marne. Objectif : éviter d'éventuels débordements de la rivière.

Si « l'hypothèse d'une crue majeure s'atténue », reconnaît Didier Guillaume, vice-président (PCF) du conseil départemental, de nouvelles précipitations sont cependant attendues ce week-end.

Le niveau de l'eau surveillé à distance

Alors en prévention, 21 stations de pompage anti-crue sont activées sur le département. Pour démarrer celle des Tilleuls, trois vannes situées sous la chaussée ont été mises en route.

Nogent-sur-Marne, ce vendredi 5 février. Christian Favier, président du conseil départemental du Val-de-Marne, observe la mise en route d’une vanne hydraulique. LP/Jean Cittone
Nogent-sur-Marne, ce vendredi 5 février. Christian Favier, président du conseil départemental du Val-de-Marne, observe la mise en route d’une vanne hydraulique. LP/Jean Cittone  

« La Marne c'est un mur pour l'eau aujourd'hui » et la fermeture des vannes consiste à « déplacer ce mur », explique Natalija Stancic, cheffe du service d'exploitation et de supervision des équipements du réseau du département.

Lors d'une crue, les eaux pluviales ne peuvent plus s'écouler car le rejet est au-dessous du niveau de l'eau. Ces eaux de pluie sont donc pompées par la station et rejetées directement dans la Marne, pour éviter une inondation par les canalisations.

« Une fois les trois pompes de la station des Tilleuls activées, le niveau de l'eau est surveillé à distance, rajoute Natalija Stancic. Une sonde sur la Marne permet de contrôler le niveau de l'eau. »

Nogent-sur-Marne, ce vendredi. Une des brèches anti-crue fermées le long de la Marne, pour éviter les inondations. LP/Jean Cittone
Nogent-sur-Marne, ce vendredi. Une des brèches anti-crue fermées le long de la Marne, pour éviter les inondations. LP/Jean Cittone  

Trois cents brèches le long de murs anti-crue ont également été fermées dans le département, pour empêcher des débordements sur la chaussée. Le but est « d'éviter les inondations chez les riverains », précise Didier Guillaume.

Des agents de permanence ce week-end

Pour l'instant, le niveau d'eau n'est pas suffisant pour que la station anti-crue se déverse dans la Marne, mais la DSEA se prépare aux pires éventualités.

Newsletter L'essentiel du 94
Un tour de l'actualité du Val-de-Marne et de l'IDF
Toutes les newsletters

« Les exercices de crue permettent aux équipes de travailler en cohérence et en connaissance des lieux » et de faire un « travail de prévention », ajoute Didier Guillaume.

Depuis le 1er juillet 2018, c'est à la Métropole du Grand Paris que revient la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI). Mais le Val-de-Marne a gardé la compétence : « ça nous a permis de maintenir le service public » précise Christian Favier, président (PCF) du département.

En tout, 350 agents de la DSEA sont rémunérés aujourd'hui par le département. Plusieurs dizaines d'entre eux étaient mobilisées cette semaine et les astreintes seront renforcées ce week-end.

C'est surtout du côté de la Seine que « la vigilance » est de mise, selon le directeur de cabinet de la préfecture du Val-de-Marne. Si ces dernières heures, le niveau de l'eau a baissé de plusieurs centimètres, il pourrait remonter à l'étiage connu en milieu de semaine, avec les nouvelles précipitations.

Des caves ont ainsi les pieds dans l'eau à Villeneuve-le-Roi. La ville de Villeneuve-Saint-Georges reste aussi mobilisée. Un gymnase avait été ouvert pour héberger des familles du quartier Blandin, sous les eaux. Selon la préfecture, une seule famille s'y est installée. La municipalité tient toujours à disposition cet équipement et si nécessaire, selon la préfecture, d'autres hébergements seront possibles. La Croix-Rouge et la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris sont aussi mobilisées. Même si pour l'heure, la montée des eaux n'est en rien comparable aux inondations de 2016 ou 2018.