Législative partielle dans le Val-de-Marne : duel à gauche et entre femmes

Ce dimanche, les électeurs de la 9e circonscription du Val-de-Marne ont à choisir entre Isabelle Santiago (PS) ou Sandra Regol (EELV) pour le siège de député laissé vacant par Luc Carvounas (PS).

 A gauche, Isabelle Santiago (PS), à droite Sandra Regol (EELV).
A gauche, Isabelle Santiago (PS), à droite Sandra Regol (EELV). DR

Pour la première fois de son histoire, la 9e circonscription du Val-de-Marne (Alfortville-Vitry) sera représentée par une députée.

Ce dimanche, les électeurs vont avoir à choisir entre Isabelle Santiago (PS) et Sandra Regol (EELV), au terme d'une campagne tendue pour une législative partielle qui ne passionne pas les foules.

La première, candidate adoubée par le député sortant, Luc Carvounas (PS), qui a laissé son fauteuil en retrouvant sa mairie d'Alfortville, avait fini en tête du premier tour, avec 33,74 % des voix, devant la numéro 2 d'EELV qui réunissait 17,35 % des voix.

Un climat délétère

Au soir des résultats, sur le parvis de sa mairie, Luc Carvounas avait ainsi appelé Sandra Regol « au désistement républicain », justifiant d'une « tradition à gauche dans le Val-de-Marne ». L'ex maire et député René Rouquet l'avait ainsi fait en 1993, au profit du maire PCF de Vitry-sur-Seine.

Mais la candidate écologiste qui « n'est pas dans cette culture », s'est maintenue, motivée par la volonté d'« offrir un choix » aux électeurs, et leur « redonner confiance ». De quoi tendre un peu plus la campagne entre les deux camps.

« Un climat de violences », n'a-t-elle eu de cesse de dénoncer. Au point que les élus écologistes d'Alfortville auraient subi, selon elle, « des menaces » de se voir retirer leurs délégations et « du harcèlement », comme évoqué par Libération.

Jusque-là silencieux sur ces accusations, Luc Carvounas, sollicité par Le Parisien ce vendredi, dément formellement : « Je ne vois pas pourquoi j'irai fracturer ma majorité, alors que nous avons gagné ensemble les municipales dès le premier tour ». Le maire d'Alfortville concède simplement avoir mis en garde les élus lors d'une réunion de groupe la semaine dernière, à ce qu'on ne présente pas une fracture de la majorité ».

Plus de 87% d'abstention au premier tour

De son côté, l'adjointe et vice-présidente au département, Isabelle Santiago, a, elle, préféré se concentrer sur le terrain, labourant sa ville d'Alfortville, principale réserve de voix. Sachant que le nouveau maire PCF de Vitry, Pierre Bell-Lloch, dont l'adjointe à la culture Fatmata Konaté s'était présentée, (9,66 %) s'est positionné en sa faveur.

Les autres candidats de gauche n'ont, eux, pas donné de consignes de vote.

De toute façon, de l'avis de cet élu, « une partielle, c'est un vote de militants. » Au premier tour, l'abstention s'élevait à 87,11 %.