La fête clandestine dans un restaurant du Val-de-Marne dégénère : 133 verbalisations

Dans la nuit de dimanche à lundi, les policiers ont contrôlé plusieurs dizaines de personnes dans un bar lounge, le Millénium, à Gentilly. Un policier a été légèrement blessé par un projectile.

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 Gentilly, lundi matin. 133 PV ont été dressés pour non-port du masque et non respect du couvre-feu dans ce restaurant.
Gentilly, lundi matin. 133 PV ont été dressés pour non-port du masque et non respect du couvre-feu dans ce restaurant. LP/Sylvain Deleuze

Ce lundi matin, le rideau de fer du restaurant lounge Le Millénium était baissé. Durant la nuit de dimanche à lundi, à Gentilly, les policiers ont procédé à plus de 133 verbalisations pour non-port du masque et non-respect du couvre-feu dans cet établissement du 4, rue Nicolas-Debray, comme le précise la préfecture de police de Paris.

Un policier a été légèrement blessé par un jet de projectiles et certains convives, furieux d'être délogés, ont commencé à jeter sur eux tout ce qu'ils trouvaient à portée de leur main.

Une pluie de projectiles jetée sur les policiers

La dépose d'un client d'un véhicule de tourisme avec chauffeur, passé deux heures du matin, a alerté les policiers qui ont clairement r enforcé leur contrôle en lien avec le respect du couvre-feu. Profitant de la porte ouverte, ils ont réussi à s'engouffrer dans la cour pour ensuite pénétrer à l'intérieur de l'établissement. Là, ils tombent alors sur près de 80 personnes, clients et serveurs, en train de fumer des pipes à eau, des narguilés, de boire de l'alcool et de danser sur de la musique.

Les fêtards, peu ravis d'être dérangés, sont furieux d'avoir à payer au minimum une amende de 135 euros. Les insultes volent aussitôt mais malgré les appels au calme, du mobilier, des verres, des bouteilles d'alcool… prennent le relais. Un policier, touché au visage, touché est légèrement blessé. Il n'a pas été hospitalisé.

Certains fêtards cherchent alors à forcer le passage pour s'échapper mais se retrouvent coincés par la seule et unique sortie donnant dans la cour. D'autres n'ont pas hésité à attaquer un mur en plâtre pour atteindre une autre sortie.

Les policiers utilisent alors leur matraque mais également du gaz lacrymogène pour les contenir en attendant l'arrivée des renforts. Une fois ces derniers arrivés, ils ont réussi à verbaliser les contrevenants.

« D'habitude, on entend la musique de chez moi le week-end. Mais ça, c'était avant les confinements », s'étonne un homme, en train de fumer sa cigarette sur l'esplanade en grande partie déserte. À quelques mètres de là, le rideau de fer de l'établissement est baissé. « Ça ne m'étonne pas, il y a toujours du monde qui vient d'un peu partout mais pas de Gentilly », commente un autre passant.

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« Aucun habitant de la commune n'a été verbalisé à l'intérieur, confirme d'ailleurs Romain Laplagne, maire adjoint (LFI) chargé de la sécurité. Nous savions que des soirées clandestines avaient lieu comme le 30 décembre dernier mais aucun policier n'avait pu y pénétrer. »

En effet, ces derniers ne peuvent pas pénétrer dans un bâtiment de nuit qui semble totalement fermé. Cette nuit, la dépose d'un client par un VTC a permis aux fonctionnaires de passer à l'action et de profiter de l'ouverture du portail. Lundi en fin de journée, un fêtard d'une vingtaine d'années, soupçonné d'avoir jeté divers objets sur les policiers, était toujours en garde à vue au commissariat du Kremlin-Bicêtre, en charge de l'enquête.

Début janvier, l es policiers avaient verbalisé plusieurs personnes en train de fumer des chichas dans un restaurant de Saint-Maur-des-Fossés. Fin décembre, les fonctionnaires avaient délogé plus de 200 personnes dans un hangar d'Ivry-sur-Seine.