Joinville-le-Pont : et maintenant une expo photo pour soutenir les restaurateurs

Après avoir défendu les artistes, la municipalité récidive avec des portraits de restaurateurs, affichés dans la ville jusqu’au 23 février pour mettre en avant ce secteur en difficulté.

 Joinville-le-Pont, ce mardi. Sur le parvis de la mairie et les panneaux publicitaires de la ville, s’affichent les visages des restaurateurs qui pratiquent la vente à emporter.
Joinville-le-Pont, ce mardi. Sur le parvis de la mairie et les panneaux publicitaires de la ville, s’affichent les visages des restaurateurs qui pratiquent la vente à emporter. LP/Jean Cittone

« Je fais ce métier-là par amour », affirme Kamel Mouheb, propriétaire du restaurant italien Barolo à Joinville-le-Pont. Son visage et celui de vingt-huit autres restaurateurs sont affichés sur les quarante panneaux publicitaires de la ville et sur le parvis de la mairie jusqu'au 23 février.

Kamel vit difficilement cette période. Son restaurant pouvait accueillir jusqu'à 250 personnes les vendredi et samedi soir. Désormais, il reçoit seulement entre vingt et trente commandes à emporter chaque jour. Il ne fait plus que 10 % de son chiffre d'affaires habituel.

Après une exposition en janvier pour mettre en lumière les artistes, la municipalité veut désormais permettre aux nouveaux arrivants de découvrir des chefs comme Kamel, « remettre à l'honneur, aider et soutenir » les restaurants, en mettant leur travail en avant. Une « très belle initiative » avec déjà des retombées positives, selon Kamel Mouheb.

La livraison ou la vente à emporter les aident à tenir

« Il est toujours possible de manger au restaurant », rappelle la municipalité, mais pas sur place. Environ une trentaine de restaurants joinvillais sont actuellement ouverts. Certains font de la livraison, d'autres de la vente à emporter ou du Click and Collect.

« On s'en sort pas trop mal », confie Julie Perrin Miton, propriétaire du restaurant Le Petit Pont. Avant les mesures de distanciation, Julie servait jusqu'à 90 couverts. Le restaurant a choisi la formule Click and Collect pour le midi et la livraison pour le soir, afin de pouvoir vendre des repas après le couvre-feu de 18 heures.

Le 30 janvier, 100 personnes ont commandé en vente à emporter. Ce succès est relatif car le Petit Pont fonctionne « à flux tendu », grâce aux aides de l'Etat. Le restaurant ne perd pas d'argent pour l'instant mais n'en gagne pas non plus. Les plats à emporter sont moins chers que ceux qui étaient servis sur place. « On résiste », confirme Julie.

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Ces deux restaurants se sont adaptés à un nouveau rythme de travail. Le serveur du Barolo s'occupe maintenant de la vente à emporter, et celui du Petit Pont est en chômage partiel. Julie Perrin Miton redoute quand même un nouveau changement des normes sanitaires qui l'obligerait à fermer.