Ile-de-France : Jacques JP Martin réélu à la tête du syndicat de l’énergie

Le maire LR de Nogent a été réélu à la tête du Sipperec, le syndicat d’énergie qui regroupe 115 communes d’Ile-de-France à 253 voix contre 195 pour Richard Dell’Agnola, maire LR de Thiais.

 Jacques JP Martin, maire LR de Nogent-sur-Marne.
Jacques JP Martin, maire LR de Nogent-sur-Marne. LP/Agnès Vives

Indétrônable Jacques JP Martin qui une heure à peine avant l'élection avait concédé à la droite de retirer sa candidature à la tête du syndicat d'électricité au profit de la candidature unique de Richard Dell'Agnola.

Puis, qui s'est selon ce dernier, ravisé à la dernière minute. Le maire LR de Nogent-sur-Marne a finalement été réélu à la présidence du Sipperec ce mercredi midi à 253 voix contre 195 pour Richard Dell'Agnola.

Jacques JP Martin repart donc à bientôt 78 ans pour un second mandat au syndicat d'électricité qui regroupe 115 communes d'Ile-de-France, traditionnellement présidé par la droite.

Il était pourtant minoritaire dans son propre camp qui, au nom du renouvellement, s'était à l'unanimité engagé derrière le maire LR de Thiais Richard Dell'Agnola lors d'une réunion du bureau fédéral des Républicains à laquelle Jacques JP Martin avait choisi de ne pas assister voici une semaine.

Le renfort des voix de gauche

Ainsi, c'est avec les voix de la gauche que le président a, semble-t-il, emporté l'élection qui n'a enregistré que deux abstentions sur les 448 suffrages exprimés.

« Jacques JP Martin est minoritaire dans le groupe des Républicains, et c'est parce que le bruit court qu'il est un président faible et commode qu'une partie de la gauche lui a accordé son vote », tacle Richard Dell'Agnola après l'annonce des résultats.

Lui qui se déclare tout aussi enclin à la gouvernance partagée invoque « l'âge du capitaine » pour justifier la volonté de renouvellement de la présidence.

« Lorsqu'il a été élu il y a six ans, il avait annoncé qu'il laisserait la main trois ans plus tard, ce qu'il n'a pas fait. Je m'étais présenté face à cette opportunité de renouvellement, il était temps de tourner la page », recadre le candidat déchu.

Pour défendre sa candidature, Jacques JP Martin avait quant à lui mis en avant ses six ans de mandat et les projets à venir. Mais un bilan qui serait entaché de quelques accrocs ces derniers mois, avec un changement tardif de directeur général décrié en interne. Les agents avaient même boudé les vœux. Un dossier de géothermie au ralenti en Seine-Saint-Denis aurait aussi laissé des traces. Autant d'épisodes qui pourraient expliquer la volonté des élus de changer de président.

Contacté, Jacques JP Martin n'était pas joignable ce mercredi midi.