Départementales : les écologistes pressés de conclure l’union de la gauche dans le Val-de-Marne

Ce vendredi, différents responsables d’EELV, Génération.s et La Fabrique-Vitry en mieux ont rappelé la nécessité d’une meilleure « représentativité » de leurs forces.

 Les écologistes attendent de l’accord de la gauche aux départementales une meilleure « représentativité » de leurs forces.
Les écologistes attendent de l’accord de la gauche aux départementales une meilleure « représentativité » de leurs forces.  DR

Loin d'eux l'idée d'un « ultimatum ». Pour autant, les écologistes du Val-de-Marne ne font pas moins part de leur volonté de hâter le pas des discussions engagées pour le rassemblement de la gauche aux prochaines départementales. Maintenant que les accords pour les régionales permettent d'y voir plus clair.

« Nous avons été les premiers à ouvrir les discussions, nous avons fait des propositions mais nous attendons toujours les retours », présente ce vendredi, Sabrina Sebaihi, cosecrétaire départementale d'EELV, lors d'une visioconférence de presse, avec d'autres responsables d'EELV, de Génération.s et La Fabrique-Vitry en mieux.

« Pour faire de l'écologie, il faut des écologistes »

Le « chemin de l'union » existe, selon les différents responsables parties prenantes du Pôle écologiste du Val-de-Marne, tout disposés à batailler pour conserver le département à gauche. Mais « pour faire de l'écologie, il faut des écologistes », insiste Thomas Kekenbosch, secrétaire départemental de Génération.s.

Et que les choses soient claires : hors de question de jouer les supplétifs des PCF et PS. Il leur faut une meilleure « représentativité » au sein de l'assemblée départementale. « Question de respect », martèle Christian Métairie, maire EELV d'Arcueil et seul conseiller départemental sortant. De façon à pouvoir peser davantage sur les programmes et les projets. « Il y a une volonté d'avancer mais trop lentement », juge le vice-président, en charge de l'environnement. Exemples ? Les sujets de « l'alimentation, la place du vélo », note Frédéric Bourdon, élu à Vitry.

80 000 votants

Pour convaincre leurs partenaires, les écolos pointent les résultats électoraux. « Dans le département, nous représentons environ 80 000 votants », rappelle Nadine Herrati, cosecrétaire départementale. Soit quasi le double de voix que la gauche socialiste ou communiste. Preuve « d'une envie d'écologie très forte » de la part des Val-de-Marnais, selon le porte-parole d'EELV, David Cousy.

« Ceux qui ont fait le plus d'effort aux dernières échéances, c'est nous. Ceux qui continuent à faire des efforts, c'est nous, avec des demandes extrêmement limitées », ajoute Christian Métairie. Lesquelles ? Rien de précis n'a été indiqué. Même si EELV conteste le chiffre de quatre sièges, qui a pu circuler. « Pour l'instant, on a l'impression que même garder un élu, c'est compliqué », raille Nadine Herrati.

Alors « sans attendre une réponse hypothétique », les écologistes assurent « se préparer », comme les autres partis d'ailleurs, avec des candidats dans les starting-blocks. Fin février, ils entendent donner les investitures, quand la lettre de cadrage régionale fixait cet objectif à fin janvier. « Le calendrier commence à être très serré », prévient Sabrina Sebaihi.