Covid : un policier du commissariat de Villeneuve-Saint-Georges atteint par le variant britannique

Un test aléatoire a permis de détecter la présence du variant anglais ce mercredi parmi les cas positifs au sein de ce commissariat du Val-de-Marne. Deux écoles de la ville ont également fermé mardi.

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 Près d’une quinzaine de cas de Covid-19 simultanés viennent de toucher les policiers du commissariat de Villeneuve-Saint-Georges. Parmi eux, un cas de variant anglais.
Près d’une quinzaine de cas de Covid-19 simultanés viennent de toucher les policiers du commissariat de Villeneuve-Saint-Georges. Parmi eux, un cas de variant anglais. LP/M.K.

L'épidémie de coronavirus est décidément sévère à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). Après la fermeture de deux écoles entières mardi à la suite de très nombreux cas de Covid-19 chez les élèves, enseignants, animateurs et ATSEM, c'est au tour du commissariat de police d'être touché.

Selon nos informations, un cas du variant anglais a été identifié ce mercredi matin à la suite d'un test aléatoire effectué parmi les dépistages positifs.

Un cluster depuis deux semaines

En réalité, le commissariat de Villeneuve fait face à un cluster depuis deux semaines environ. Une quinzaine de fonctionnaires sont malades sur les 140 effectifs. Aucun ne présente ou n'a présenté de cas grave et aucun n'a été hospitalisé.

Mais l'information est prise au sérieux par l'administration. Tout le personnel a été soumis à un dépistage. Pour l'instant, 90 % sont négatifs, il reste encore des résultats en attente. Une entreprise spécialisée est venue afin de désinfecter l'ensemble des locaux, y compris les zones recevant du public.

Le protocole sanitaire a été renforcé : des masques ont été redistribués, les policiers privilégient les modèles chirurgicaux et non plus les masques en tissu, ils approfondissent le nettoyage des espaces et des différentes zones de contact, ils aèrent davantage les pièces, sont encore plus vigilants sur les distances à respecter, certains matériels ont été renouvelés et une surveillance accrue est prévue.

Mais ces gestes barrières restent difficiles à appliquer dans certaines situations de leur métier. « Nous côtoyons beaucoup de monde, il y a beaucoup de passage dans les commissariats, nous allons en perquisition au domicile des gens, nous partageons des voitures de service… », décrit un fonctionnaire.

Les policiers malades ont été isolés à leur domicile durant sept jours. A l'issue de cette période, si leur dépistage était négatif, ils reprenaient le service. S'il était positif, ils restaient chez eux.

D'autres cas potentiels de variants ?

L'inquiétude réside désormais dans la partie immergée de l'iceberg. « Ce cas de variant a été identifié grâce à un test aléatoire. Potentiellement, il y en a donc d'autres… », lâche un policier val-de-marnais. D'autant que le Val-de-Marne fait partie des départements touchés : un foyer du variant britannique a ainsi été détecté au sein de l'hôpital Charles-Foix à Ivry, au service gériatrie, la semaine dernière. Même si la situation était « maîtrisée », selon le directeur de l'agence régionale de santé (ARS).

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Pour l'heure, le commissariat continue de pouvoir assurer ses missions. On n'est pas dans la situation du centre de secours des sapeurs-pompiers de Brétigny-sur-Orge (Essonne) : le 11 janvier, le site a fermé ses portes pour une semaine afin d'être désinfecté de fond en comble après 13 cas positifs détectés sur les 53 pompiers de la caserne. Cette fermeture permettait aussi de gérer au mieux les 12 cas contacts identifiés.