Covid-19 : les restaurants resteront ouverts le soir dans le Val-de-Marne

Un arrêté préfectoral entre en vigueur ce samedi pour restreindre certaines activités dès ce week-end.

 Illustration. Contrairement aux bars, les restaurants pourront continuer de servir le soir, après 22 heures.
Illustration. Contrairement aux bars, les restaurants pourront continuer de servir le soir, après 22 heures.  LP/Lucile Métout

Dîner, oui. Trinquer après 22 heures, c'est non. Classé « zone d'alerte renforcée », le Val-de-Marne va connaître de nouvelles restrictions pour contrer la montée des cas Covid-19, selon un nouvel arrêté préfectoral, en vigueur dès ce samedi matin, et publié ce vendredi soir à 20h30.

Premiers touchés : les bars. Comme l'avait annoncé le ministre de la Santé, ce mercredi, les cafés val-de-marnais vont bien fermer, à compter de ce lundi, de 22 heures à 6 heures du matin. Les bars à chicha sont logés à la même enseigne. C'est là que les mesures sanitaires sont moins bien respectées. Après contrôles, cinq troquets ont été pris la main dans le sac et ont dû fermer.

« Il aurait été préférable de responsabiliser les gérants qui peuvent avoir un rôle pédagogique », juge Gérard Delmas, président de la Chambre de commerce, qui craint des dérives « incontrôlables ».

Vente d'alcool interdite dès 20 heures

En revanche, les restaurants vont pouvoir conserver leur activité. Un « soulagement » pour la profession, comme le déclare ce restaurateur de Vitry-sur-Seine. « Il faut qu'on puisse sauver les meubles. » Pourquoi cette différence ? « Ils ont fait des efforts, note l'entourage du préfet. Leur organisation permet de respecter les distanciations. » Jusqu'à quand ? Avec le mauvais temps, les terrasses sont inutilisables. Au risque d'avoir une salle bondée. « Je ne suis pas la police. On ne peut pas faire la chasse aux clients », relève ce même gérant de Vitry, persuadé de fermer « prochainement ».

Les fêtards ne pourront pas vraiment non plus se retrouver autour d'un pack de bières sur les bords de Marne ou dans un parc. La vente d'alcool à emporter et la consommation seront interdites de 20 heures à 6 heures.

Qui plus est les rassemblements (sauf manifestations revendicatives) sont limités à dix personnes. Et les grands événements, à mille personnes. Peu fréquents dans le département. Les brocantes (mais pas les marchés) elles aussi disparaissent, comme celles de Limeil-Brévannes ou Fontenay-sous-Bois annulées.

« C'est la vie de la ville qu'on met à mal »

Les Val-de-Marnais devront aussi rayer de leurs agendas pas mal de festivités prévues ce week-end : la Journée de la paix à Fontenay, des Rencontres artistiques à Villecresnes, ou encore les Fêtes d'automne à Villeneuve-le-Roi…

« C'est une décision au grand détriment de la vie de la ville », regrette le maire (LR) Didier Gonzales qui, au-delà du coût sonnant et trébuchant de l'annulation, pense aux investissements humains. « C'est la vie de la ville qu'on met à mal, poursuit-il. Nous avions l'aval de la préfecture ce 23 septembre. Et le lendemain ? Nouvelles mesures. C'est la remise en cause du couple maire/préfet par le gouvernement. »

Des remarques que l'entourage du préfet entend : « Les maires ont cependant compris le fondement de ces annulations, ils sont conscients de leurs responsabilités. »

Responsables aussi de ce qui se passe dans leurs salles municipales. Ce week-end, se tiendront les dernières festivités privées : mariages, baptêmes ou pot de départ de collègue. Tandis que toutes les autres activités (AG de copropriété, partie de bridge…) se poursuivront.

Le sport pour les jeunes maintenu

Des échanges avec les élus ont aussi permis d'ajuster les ouvertures des gymnases et des piscines couvertes. A l'heure où les associations sont déjà très impactées par la crise sanitaire.

De sorte que les adultes ne pourront plus aller suer sur des machines dans les salles de sport mais les mineurs pourront continuer de jouer dans leurs clubs, ou aller nager avec leur classe. Une nuance du fait de « l'encadrement et du protocole sanitaire strict imposé depuis le déconfinement », Mais qui s'explique également par « la faible transmission du virus entre jeunes ».

Ces nouvelles mesures sont valables pour quinze jours. Et après ? L'évolution de la situation sanitaire en décidera.