Covid-19 : Gabriel Attal avec les traqueurs de variants à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil

Alors que la France doit rattraper son retard en la matière, le porte-parole du gouvernement a visité ce vendredi la plate-forme de séquençage du Val-de-Marne, où sont analysés des milliers de prélèvements.

AbonnésCet article est réservé aux abonnés.
 Créteil, ce vendredi. Gabrile Attal, porte-parole du gouvernement, a visité la plate-forme, puis le centre de vaccination de l’hôpital Henri-Mondor.
Créteil, ce vendredi. Gabrile Attal, porte-parole du gouvernement, a visité la plate-forme, puis le centre de vaccination de l’hôpital Henri-Mondor. LP/Gérald Moruzzi

Les règles de distanciation physique ont été quelque peu chahutées, ce vendredi après-midi, à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil (Val-de-Marne). La raison de cette mise de côté provisoire du protocole sanitaire : une visite du porte-parole du gouvernement. Gabriel Attal a suivi le circuit de la plate-forme de séquençage que cet établissement de l'AP-HP renferme.

Un déplacement mené tambour battant alors que la France tente de rattraper son retard par rapport à ses voisins anglais ou suisses, beaucoup plus avancés, quantitativement parlant, dans l'analyse à grande échelle du génome complet du virus, et donc dans la traque de ses variants.

Le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre était donc là pour mettre en avant la montée en puissance enclenchée par la France. « On a fait beaucoup d'efforts ces derniers mois, ces dernières semaines, pointe-t-il. A l'automne, on était à quelques centaines de séquençages fait chaque semaine. A la fin du mois de février, on devrait être en capacité de séquencer 20000 échantillons par mois. » Une augmentation « extrêmement forte » qui permet « d'avoir les yeux les plus grands ouverts possible sur l'épidémie sur notre territoire ».

Covid-19 : Gabriel Attal avec les traqueurs de variants à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil

Avec les dernières mesures prises par la France pour freiner l'épidémie et le renforcement des capacités de séquençage, la lutte contre la Covid-19 et la traque de ses nombreux variants est donc, selon lui, sur de meilleurs rails aujourd'hui qu'il y a quelques semaines.

Un nouveau variant baptisé… Henri-Mondor

Du côté des différents professionnels réunis au sein de la plate-forme de séquençage visitée vendredi, cette montée en puissance et en charge de travail semble ne pas provoquer de révolution. « Cette plate-forme est une aventure qui a commencé voilà maintenant dix ans, souligne le professeur Jean-Michel Pawlotsky, chef du pôle biologie et pathologie de l'hôpital Henri-Mondor. Quand le virus est arrivé, cette structure pluridisciplinaire était prête pour l'épidémie. »

Créteil, ce vendredi. L’équipe de Mondor reçoit les échantillons avant de les séquencer. LP/Gérald Moruzzi
Créteil, ce vendredi. L’équipe de Mondor reçoit les échantillons avant de les séquencer. LP/Gérald Moruzzi  

Jour après jour, séquençage après séquençage, ces équipes voient apparaître sur leurs écrans le génome des différents variants répertoriés depuis plusieurs semaines, surtout l'anglais et le sud-africain, mais aussi d'autres jusqu'alors inconnus. L'un d'entre eux porte, pour le moment, le nom de l'hôpital où il a été mis à jour, « Henri-Mondor ».

Il a été détecté ici cette semaine dans des échantillons prélevés chez quatre personnes au sein de l'hôpital Albert-Chenevier, établissement appartenant au groupe hospitalo-universitaire Henri-Mondor, également situé à Créteil. « On l'a aussi trouvé en Dordogne », précise Jean-Michel Pawlotsky, sans une once d'inquiétude. Le spécialiste se veut rassurant. « Il ne faut pas affoler les gens dès qu'un nouveau variant apparaît, confie-t-il. Des variants, on va en trouver toutes les semaines, et c'est tout à fait normal pour un virus. »

Appel à la vigilance avant les vacances

Gabriel Attal était aussi là pour rassurer, notamment sur le variant anglais : « Sa part dans les diagnostics positifs augmente, mais notre vigilance et notre mobilisation augmentent aussi », pointe celui qui veut faire confiance aux Français dans la lutte contre le Covid-19.

Newsletter L'essentiel du 94
Un tour de l'actualité du Val-de-Marne et de l'IDF
Toutes les newsletters

Alors qu'une partie d'entre eux sont en passe de partir en vacances, certains craignent un effet boule de neige et une augmentation des contaminations. « Les Français ont l'habitude des vacances sous Covid », souligne le porte-parole du gouvernement. Il rappelle qu'il n'y a pas eu d'explosion de l'épidémie en janvier après la période des fêtes de fin d'année. « Les Français sont responsables, ils ont fait des efforts, note-t-il Je suis convaincu qu'ils feront les mêmes efforts et qu'ils auront le même niveau de vigilance pour ces vacances qui débutent. »