«Ça n’aurait pas été acceptable» : à Champigny, la fusion des écoles Anatole-France annulée

La municipalité du Val-de-Marne l’a annoncé à l’issue d’une nouvelle réunion ce vendredi soir. Les enseignants et les parents d’élèves sont soulagés.

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 Champigny-sur-Marne, le 12 janvier 2021. Syndicats et parents d’élèves se sont battus ensemble pour empêcher la fusion des deux écoles.
Champigny-sur-Marne, le 12 janvier 2021. Syndicats et parents d’élèves se sont battus ensemble pour empêcher la fusion des deux écoles. LP/Gérald Moruzzi

Ils étaient prêts à manifester ce mercredi. Ils s'étaient déjà largement mobilisés ces deux dernières semaines. Les enseignants et parents d'élèves des deux écoles Anatole-France de Champigny (Val-de-Marne) peuvent maintenant exprimer leur soulagement. Il n'y aura pas un seul directeur pour les 19 classes de ces deux établissements.

La mairie de Champigny a annoncé ce vendredi soir dans un communiqué l'annulation de la fusion des deux écoles classées en Rep + (réseau d'éducation prioritaire renforcé) pour la rentrée de septembre. Une décision qui fait suite à une nouvelle réunion organisée ce vendredi autour du maire (Libres !) Laurent Jeanne, mais aussi des syndicats d'enseignants et des représentants de parents d'élèves.

«Absolument aucun intérêt»

« L'ensemble des participants a pu constater que les informations reçues dès l'origine du projet de fusion étaient erronées et qu'en conséquence les conditions n'étaient pas réunies pour délibérer sur ce point lors du conseil municipal du mercredi 3 février 2021, précise la ville. Le projet de vote de la fusion des écoles Anatole-France A et B au prochain conseil municipal, demande émanant du rectorat, a donc été annulé d'un commun accord entre les différents participants. »

Si cette fusion avait eu lieu, au lieu de deux écoles élémentaires de 9 et 10 classes, et de deux directions totalement déchargées, il n'y aurait plus qu'un seul directeur pour une seule école de 19 classes. « C'est un soulagement parce que ça n'aurait pas été acceptable, surtout en Rep +, insiste Luc Bénizeau, du SNUDI-FO 94. De fausses informations sur les temps de décharge avaient été communiquées. Or, il n'y avait en réalité absolument aucun intérêt pour les élèves comme pour les enseignants à ce que cette fusion voit le jour. »

«Nous restons mobilisés»

Il y a tout juste deux ans, un projet de fusion similaire avait vu le jour pour les écoles maternelles et élémentaires du groupe scolaire Paul-Vaillant-Couturier, à Villejuif. Là encore, la mobilisation et une menace de grève générale dans toutes les écoles de la ville avaient payé et le projet avait été abandonné.

« Nous restons mobilisés pour d'autres questions liées à la carte scolaire, et notamment les postes d'enseignants dédiés aux enfants non-francophones, conclut Luc Bénizeau. Une manifestation est prévue ce mercredi à l'inspection d'académie. Espérons que nous serons entendus comme ça a été le cas à Champigny. »