Val-d’Oise : le masque désormais obligatoire sur tous les marchés en plein air

Déjà en vigueur dans la moitié sud du département, l’arrêté préfectoral est étendu à tout le département à compter de ce lundi. Une règle déjà bien intégrée à L’Isle-Adam.

 L’Isle-Adam, ce dimanche. Recommandé jusqu’ici en extérieur, le port du masque sera obligatoire à compter de lundi sur le marché de L’Isle-Adam. Comme partout dans le département.
L’Isle-Adam, ce dimanche. Recommandé jusqu’ici en extérieur, le port du masque sera obligatoire à compter de lundi sur le marché de L’Isle-Adam. Comme partout dans le département. LP/Alexandre Boucher

Il devient obligatoire dès ce lundi sur tous les marchés du Val-d'Oise. La préfecture vient d'étendre son premier arrêté rendant obligatoire le port du masque. Tout contrevenant se verra punir d'une amende de 135 €.

Depuis le 10 août, c'était déjà la règle pour une cinquantaine de villes situées sous l'axe Cergy-Roissy - la zone la plus urbanisée - soit une grande partie de l'agglomération de Cergy-Pontoise, l'intégralité du Val-Parisis, Argenteuil, Sarcelles, Goussainville, Méry-sur-Oise et Ézanville.

Mais le projet de la préfecture excluait des villes comme Persan, Beaumont-sur-Oise, Auvers-sur-Oise ou encore L'Isle-Adam.

« On est obligés de prendre des arrêtés »

Dans cette dernière commune, la règle était déjà largement respectée. Ce dimanche matin, jour traditionnel de marché, les vacances sont encore bien visibles. La foule est clairsemée sous la halle, où le port du masque obligatoire, et tous les emplacements pour les commerces ne sont pas occupés en extérieur.

L'élargissement de la réglementation n'a échappé à aucun commerçant en extérieur. « C'est une bonne chose, ça va nous éviter les risques liés au Covid, estime Caroline, une vendeuse de prêt-à-porter. C'est d'abord une question de respect. Le Français est indiscipliné. On est obligés de prendre des arrêtés parce que ça ne viendra pas de lui-même. Heureusement ici, le port du masque est globalement respecté à l'extérieur. »

Pour le maire, « au moins, c'est plus clair comme ça »

Un constat facile à constater et partagé par toutes les personnes interrogées, y compris le maire (LR) Sébastien Poniatowski. « Le port du masque est obligatoire sous la halle et recommandé en extérieur, rappelle l'élu de cette ville de 12 000 habitants après quelques emplettes. On s'était posé la question de l'étendre à l'extérieur mais on n'avait pas jugé ça nécessaire vu que les gens portent le masque. Mais au moins, c'est plus clair comme ça. Je suis favorable aux règles les plus simples et uniformes possibles. »

« Dès le début, ça aurait dû être comme ça, plaide Élisabeth, primeur. Cela aurait facilité la tâche des commerçants et évité qu'ils doivent parfois faire la police. Mais en France, on ne fonctionne qu'à la sanction. C'est comme pour les radars. Le port du masque est quand même bien plus respecté ici qu'à Argenteuil, où j'habite. » Pour Christophe, venu acheter quelques légumes et de la viande pour le repas du midi, cela ne « va pas changer grand-chose à [ses] habitudes personnelles ».

L'Isle-Adam, ce dimanche. LP/A.B.
L'Isle-Adam, ce dimanche. LP/A.B.  

« Que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du marché, je garde le masque, explique ce quadragénaire. Je ne vais pas passer mon temps à le mettre et le retirer. On peut tous faire l'effort quelques minutes. Étendre le port du masque obligatoire à tout le marché, c'est plus clair. »

« On a l'impression d'un deux poids deux mesures »

Non loin à l'extérieur, Florence ne porte pas le masque. « J'en profite, explique cette vendeuse d'ustensiles de cuisine. J'ai jusqu'à demain, il n'y a pas une concentration de gens à cet instant et je suis fumeuse. » Son mari Willy, qui s'occupe de la partie chaussures, porte le masque mais sans conviction. « Ça rentre dans les habitudes par la force des choses mais ce n'est pas un plaisir, soupire ce quinquagénaire. On a l'impression d'un deux poids deux mesures. Ce dimanche soir pour le match de foot (PSG-Bayern Munich), tout le monde ne portera pas de masque… »

« C'est vrai que c'est un peu contraignant de porter un masque mais il faut protéger les plus vulnérables, soupire Xavier, « lassé que le port du masque fasse encore débat dans un marché alors qu'il commence à être appliqué dans les rues ou quartiers de plusieurs villes. C'est une question de civisme et de respect. »