Saint-Leu-la-Forêt : un «suprémaciste noir» fait sauter son appartement

Ce militant radical de la « cause noire », selon les services de renseignements, est soupçonné d’avoir mis le feu involontairement à son logement en manipulant des produits chimiques. Il a été interpellé.

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Illustration. LP/Olivier Boitet.

Ce mercredi matin, vers 8 heures, un homme âgé de 36 ans aurait provoqué l'explosion de son appartement, à Saint-Leu-la-Forêt (Val-d'Oise), dans une résidence tranquille près de la gare, en manipulant des produits chimiques, a-t-on appris ce mercredi soir, confirmant une information du Point.

Le trentenaire est réputé pour être un militant radical « de la cause noire ». Il est connu en particulier des services de renseignements pour être un « suprémaciste noir », c'est-à-dire qu'il défend « une idéologie de la supériorité des Noirs sur les Blancs ».

Le locataire aurait fait involontairement exploser le logement mais chez lui, des produits susceptibles de permettre de confectionner des explosifs ont été découverts, tels que de l'acétone ou du white-spirit. Toutefois ni explosif constitué, ni détonateur n'ont été retrouvés dans l'appartement.

Il appelait à l'agression de policiers dans un blog

L'incendiaire présumé, qui présentait notamment des brûlures aux mains, est sorti de l'hôpital dans la journée et a été placé en garde à vue. Il est soupçonné d'avoir essayé de confectionner un ou plusieurs engins explosifs. La police judiciaire a été saisie par le parquet de Pontoise. Pour l'heure, le Parquet national antiterroriste ne s'est pas saisi de cette procédure.

Sa compagne a été légèrement touchée, peut-être en ayant seulement inhalé des fumées. L'explosion a causé un important dégagement de fumée. L'appartement est entièrement noirci par la suie. La trentaine de résidents, eux, ont été évacués le temps que les pompiers interviennent ainsi que les démineurs.

Investi dans le mouvement des Gilets jaunes

Le mis en cause est aussi connu des services de police pour avoir tenu un blog en 2016 dans lequel il appelait à l'agression de policiers. Une enquête de la DRPJ de Versailles avait alors débouché sur une condamnation et une incarcération.

Mais ce n'est pas tout. Il aurait été également impliqué dans une procédure plus ancienne de tentative de meurtre en Bretagne, en 2006, dont l'issue est inconnue. Plus récemment, il s'était investi dans le mouvement des Gilet jaunes et poursuivait une activité militante.