Pontoise : des locataires privés de terrasse à cause d’un risque d’éboulement

Les locataires d’un petit immeuble d’habitations de la rue des Etannets attendent le passage de spécialistes afin de savoir si leurs appartements sont en danger.

 Pontoise. La résidence du château, rue des Etannets, serait menacée par une pierre qui se détacherait dans la cour arrière.
Pontoise. La résidence du château, rue des Etannets, serait menacée par une pierre qui se détacherait dans la cour arrière. LP/Marie Persidat

Même si le soleil était au rendez-vous, les habitants de la résidence du Château, à Pontoise, n'ont pas pu profiter de leurs terrasses et balcons ce week-end. En cause, une énorme pierre de 300 kg qui menacerait de tomber sur ce petit immeuble d'habitation.

Elle a été repérée vendredi en fin de journée par une habitante ayant vu des éboulements suspects. Les logements sont situés rue des Etannets, le long du jardin des Lavandières. Dans ce charmant quartier verdoyant, on oublie complètement que l'on se trouve en ville. Des maisons aux jardins en terrasses s'accrochent à la pierre et d'étroits sentiers de terre montent dur serpentant au milieu des arbres. Le roc émerge aussi parfois de la végétation, apparaissant à nu comme c'est le cas dans la cour arrière de cette petite résidence.

Une expertise prévue dans la semaine

Les pompiers y sont intervenus vendredi peu avant 20 heures. Ils ont fait sortir la vingtaine de locataires qui vit là. « Cela fait bizarre quand on toque le soir à votre porte, vous demandant de mettre des vêtements chauds et de sortir pour on ne sait combien de temps, témoigne une habitante. Je n'ai même pas eu le temps de prendre mon petit chat avec moi ! »

L'évacuation n'aura finalement duré qu'une heure. Les locataires ont pu réintégrer l'immeuble mais avec quelques consignes. « Ceux qui vivent juste en face de la pierre en question ne doivent pas sortir sur leur terrasse et garder les volets fermer. On leur a même conseillé de passer le week-end ailleurs s'ils le pouvaient », raconte une autre habitante.

La zone à risque, qui est d'ailleurs déjà protégé par un filet de sécurité retenant les éboulements, doit faire l'objet d'une expertise mandatée par la mairie en début de semaine.