Méry-sur-Oise : la disparition de la joggeuse reste un mystère

Anne-Frédérique Obszynski, une institutrice de 41 ans, est toujours introuvable. Elle a disparu dimanche lors d’un jogging au bord de l’Oise. Des moyens importants sont engagés pour retrouver sa trace. Toutes les hypothèses sont explorées.

 Les gendarmes ont déployé d’importants moyens techniques pour retrouver la trace de l’institutrice.
Les gendarmes ont déployé d’importants moyens techniques pour retrouver la trace de l’institutrice. LP/Frédéric Naizot

Les recherches ont repris ce mardi à l'aube. Une soixantaine de gendarmes sont sur le pont depuis dimanche, des moyens techniques considérables sont déployés pour retrouver la trace d'Anne-Frédérique Obszynski, qui est âgée de 41 ans. Mais deux jours après sa disparition dimanche après-midi, la joggeuse reste toujours introuvable et le mystère reste entier sur les bords de l'Oise.

Dimanche, Anne-Frédérique Obszynski, une institutrice de Franconville en classe de maternelle, habitant Taverny, célibataire, sans enfant, était partie faire son jogging habituel sur le chemin de halage. Elle a stationné sa Citroën Saxo sur le parking situé à Méry-sur-Oise, au pied du pont, vers 15h45 avant de partir courir seule. Elle n'a pas retrouvé sa famille avec laquelle elle avait rendez-vous en fin de journée. Ce sont ses proches qui ont ainsi alerté la gendarmerie de Méry-sur-Oise dimanche soir, vers 21h30. Sa voiture était alors retrouvée vide de tout occupant sur le parking situé au pied du pont de Méry-sur-Oise.

Sonar, drone, brigade équestre, d'importants moyens de recherche sont déployés

Depuis dimanche soir, et cette nuit-là jusqu'à trois heures du matin, des recherches à grande échelle sont menées pour retrouver la trace de l'institutrice. Ce mardi matin, le bateau des gendarmes de la brigade des voies navigables de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) était à nouveau sur le site, sondant l'Oise depuis la veille à l'aide d'un sonar. Les plongeurs sont également engagés.

Les gendarmes ont notamment utilisé un drone pour retrouver la trace de l’institutrice.LP/Frédéric Naizot
Les gendarmes ont notamment utilisé un drone pour retrouver la trace de l’institutrice.LP/Frédéric Naizot  

Les militaires du poste à Cheval de L'Isle-Adam arpentent, de leurs côtés, à nouveau les 15 km de berges que la disparue est susceptible d'avoir parcourus dimanche après-midi. Dans le même temps les gendarmes des transports aériens lancent leur drone et survolent les berges mais aussi le plan d'eau du château de Méry-sur-Oise juste à côté. Hélicoptère avec caméra thermique, chien de Saint-Hubert, battues des gendarmes de Méry, Auvers et Pontoise… ces efforts qui se sont révélés vains jusqu'à présent pour retrouver la trace de l'institutrice ou expliquer sa disparition.

Piste criminelle ou accidentelle… « Toutes les hypothèses sont explorées », souligne ce mardi le procureur de Pontoise, Eric Corbaux, qui a ouvert une enquête pour disparition inquiétante et a saisi des investigations les gendarmes de la section de recherche de Versailles et la brigade de recherche de Pontoise. « Les investigations se poursuivent avec notamment auditions de témoins et de proches », ajoute le procureur. A ce stade, aucun témoignage ne rapporterait des faits suspects qui se seraient déroulés dimanche, alors que les berges de l'Oise étaient particulièrement fréquentées. La personnalité de l'institutrice comme ses relations ne paraissent pas non plus de nature à évoquer une piste particulière, à ce jour.

Pas de lien établi avec le corps aperçu dans l'Oise

Le lien avec le corps aperçu ce même dimanche, un peu en amont, au niveau de Mériel, n'est pas établi. Selon les témoins entendus à ce sujet, il s'agissait probablement d'un homme. Le corps avait plongé au fond de la rivière pris par un tourbillon, et avait été perdu de vue, dimanche, vers 16h45. Il pourrait être lié à la disparition d'un homme dans le département de l'Oise.

Anne-Frédérique, mesure entre 1,60 m et 1,70 m, de corpulence normale, les cheveux blonds mi-longs, sans signe particulier apparent, elle portait un haut gris et/ou violacé ressemblant à un sweat à capuche un jogging noir, des baskets noires à semelle blanche au moment de sa disparition. La Citroën saxo grise (ancien modèle) est immatriculée EX-563-AF.

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