Les amateurs s'arrachent les vins bio des coteaux

Les amateurs s'arrachent les vins bio des coteaux

« Au-delà de 35, pas d'amateurs ? On renonce une fois, deux fois, trois fois. Adjugé à 35 â?¬ au numéro 81 ! » C'est une vente aux enchères peu commune à laquelle étaient conviés les habitants de Saint-Prix ce vendredi 1er mai. Plus d'une centaine d'entre eux s'était déplacés en mairie afin d'acquérir une des quatre-vingt huit bouteilles de vin des « Coteaux de Saint-Prix » issues des récoltes 2009 à 2013. « Ce vin est cher à mon cÅ?ur, sourit Patrick, qui n'a pas hésité à débourser 40 â?¬ pour acheter un cru 2009, récompensé par le 1er prix du Concours des vins d'Ile-de-France. Je voulais un 2009, car c'est une super année pour les rouges. Je suis amateur de vin. Je l'ai déjà goûté, mais je vais le garder dans ma cave pour le déguster dans quelques années. »

Réintroduction de la vigne sur les coteaux en 2006

Depuis la réintroduction de la vigne sur les coteaux de la ville en 2006, c'est la première fois que la municipalité vend une partie de sa production. « On a choisi le système de la vente aux enchères pour son côté festif et convivial. Et aussi du fait de la faible quantité de bouteilles », explique le maire (DLF) Jean-Pierre Enjalbert. Il s'est lui-même porté acquéreur d'un cru 2009 pour 52 â?¬. « Les recettes seront reversées à l'association Faune Alfort, qui défend la cause animale. »

Le vin et Saint-Prix ont une longue histoire commune. Du Moyen-Ã?ge jusqu'au début du XXe siècle, les vignes recouvraient en effet une grande partie du territoire communal. La contamination par le phylloxera (NDLR : un insecte) les faisant disparaître à la veille de la guerre 14-18. Voilà neuf ans, la municipalité décide de renouer avec son passé viticole, en plantant 2 500 pieds de Pinot noir. D'autres de Gewurztraminer suivront. Bientôt, la parcelle de 3 000 m 2 atteindra 5 000 ceps. Le vin est produit selon des méthodes bio, en accord avec les engagements de la mairie en faveur de l'environnement. Si la tonte et la taille de la vigne sont assurées par un vigneron professionnel, c'est l'association locale Le Clos Saint-Fiacre qui gère la vigne. « On fait les vendanges, on presse le raisin dans notre chai et on met le vin en bouteille, explique Jean-Pierre Bonhomme, son président-fondateur. On peut faire du bon vin en région parisienne. La preuve ! »