Gonesse : 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne

Il avait tué sa compagne dans la chambre de l’hôtel social de Gonesse. Jean-Christophe H. a été condamné à 20 ans de réclusion, assumant jusqu’au bout les faits qu’il regrette.

 Devant la cour d’assises, l’accusé a reconnu les faits. Il a été condamné à vingt ans de prison.
Devant la cour d’assises, l’accusé a reconnu les faits. Il a été condamné à vingt ans de prison. LE PARISIEN/Olivier Boitet

Jean-Christophe H. a assumé jusqu'au bout. A l'issue de son délibéré, la cour d'assises du Val-d'Oise l'a reconnu, jeudi soir, coupable de meurtre par conjoint et a prononcé à son encontre une peine de 20 ans de réclusion criminelle. L'avocat général avait auparavant demandé à la cour de condamner l'accusé à 25 ans de réclusion criminelle.

« Je veux faire ma peine entière. J'ai fait du mal à quelqu'un que j'aimais. Je dois payer » avait d'emblée annoncé l'accusé à l'ouverture de son procès, déterminé à n'esquiver aucune part de responsabilité. Cet homme de 38 ans assurait également être nourri de remords. « Je regrette tous les jours de l'avoir tuée. Tous les jours je pense à elle… »

Marie-Claire avait 67 ans. Son corps avait été découvert le 10 juillet 2017 par un employé de l'hôtel Fasthome, au centre commercial de la Grande-Vallée, à Gonesse. La victime avait été retrouvée baignant dans son sang. Elle respirait encore mais elle présentait un traumatisme très important au visage. Quatre jours plus tard, elle décédait sans avoir repris connaissance.

Des gifles, des coups de poing avant de frapper la tête de la victime contre le sol

Son compagnon avait été rapidement placé en garde à vue et avait reconnu les faits survenus dans un contexte alcoolisé, à l'issue d'une nouvelle dispute. Il pensait avoir été trompé. Au cours de l'instruction, il avait expliqué avoir donné des gifles le samedi soir, puis deux ou trois coups de poing avant de saisir la tête de Marie-Claire par les cheveux et de la frapper à deux reprises contre le sol, puis de s'endormir dans la chambre 110.

Le procès a permis de découvrir l'itinéraire chaotique d'un accusé placé à 8 ans en famille d'accueil puis en foyer, se sentant abandonné par un père qui ne lui portait guère d'attention et une mère qui devait décéder quelques mois seulement après l'avoir retrouvée. Il plongeait alors totalement dans l'alcool, vivant dans la rue où il rencontra Marie-Claire.

Depuis quelques années, le couple semblait doucement remonter la pente avec le soutien de l'association Maavar de Sarcelles qui a permis leur hébergement à l'hôtel où leur histoire a pris fin tragiquement.