Covid-19 : un collège du Val-d’Oise fermé après la découverte de cas du variant sud-africain

Le collège Jules-Ferry d’Eaubonne est fermé jusqu’à la rentrée des vacances scolaires à la suite de la découverte du variant sud-africain. À Saint-Ouen-l’Aumône, le collège Marcel-Pagnol s’est retrouvé paralysé par l’épidémie, la présence notamment du variant anglais, et n’a pas rouvert ce lundi.

 Le collège Jules-Ferry d’Eaubonne est fermé jusqu’à la rentrée des vacances scolaires après la découverte de plusieurs cas de Covid-19, dont deux cas de variant sud-africain.
Le collège Jules-Ferry d’Eaubonne est fermé jusqu’à la rentrée des vacances scolaires après la découverte de plusieurs cas de Covid-19, dont deux cas de variant sud-africain. LP/Christophe Lefevre

Le Covid-19 continue de frapper dans les établissements scolaires d'Eaubonne (Val-d'Oise). Après l'école Flammarion, fermée du 25 janvier au 1 er février suite à l'apparition de plusieurs cas, c'est au tour du collège Jules-Ferry de garder ses portes closes. La détection de plusieurs cas positifs, dont surtout deux de variant sud-africain, a contraint l'établissement à fermer depuis ce lundi matin et jusqu'à la rentrée des vacances scolaires, le 1 er mars prochain, sur recommandation de l'agence régionale de santé (ARS).

« Pour nous, ce n'est pas une surprise, explique Philippe Renou, vice-président de la FCPE 95. Une classe avec neuf cas a été fermée pendant à peu près dix jours. Elle devait rouvrir jeudi. En testant, ils ont trouvé deux cas de variant sud-africain. »

Un cas également au lycée Louis-Armand

Une classe de 1re et des groupes de spécialité sont également fermés au lycée Louis-Armand, suite à un cas positif au variant sud-africain. Cinq enseignants ont été placés à l'isolement.

Située juste en face du collège, l'école Paul-Bert est aussi touchée, avec une classe de CE2 fermée, pour cause de cas contact avec le variant. « Dès qu'il y a un cas de variant dans une classe, celle-ci est fermée, glisse Philippe Renou, parent d'élève du lycée. Le délai de confinement est également plus long, à savoir dix jours contre sept normalement. » Le conseil départemental a pris attache avec les parents d'élèves et l'établissement pour fournir du matériel pour les cours à distance.

Une opération de dépistage organisée

Une grande opération de dépistage est par ailleurs organisée ces mardi (avec priorité pour les familles des collégiens), mercredi et jeudi, au gymnase du Luat. « L'idée est de frapper fort pour savoir s'il y a une diffusion plus large du variant sud-africain dans la commune et couper la chaîne de contamination », explique la maire (PS) d'Eaubonne, Marie-José Beaulande.

D'autres fermetures en cascades pourraient bien être décidées dans la ville. Le rectorat de l'académie de Versailles prévient : « pour les élèves issus de fratries également scolarisées dans d'autres écoles un isolement est prescrit. Et si, dans ces fratries, le variant est confirmé, leur classe sera également fermée. »

Suite à une multiplication des cas et des procédures d’isolement, le collège Marcel-Pagnol à Saint-Ouen-l’Aumône n’a pas rouvert ses portes ce lundi.LP/Marie Persidat
Suite à une multiplication des cas et des procédures d’isolement, le collège Marcel-Pagnol à Saint-Ouen-l’Aumône n’a pas rouvert ses portes ce lundi.LP/Marie Persidat  

Des cas de variant anglais à Saint-Ouen-l'Aumône

À Saint-Ouen-l'Aumône, c'est la mise en évidence de variants anglais qui a notamment motivé la fermeture du collège Marcel-Pagnol depuis ce lundi. Mais cet établissement de 700 élèves se trouvait déjà en difficulté à cause de l'épidémie. À tel point que la quasi-totalité des professeurs encore présents avaient exercé leur droit de retrait vendredi dernier. « Nous ne pouvions plus fonctionner normalement, assurer la sécurité des élèves et la nôtre », témoigne une enseignante.

Un cas de Covid-19 déclaré au sein du personnel de la vie scolaire a paralysé le collège. Entre la maladie et les mesures d'isolement consécutives, l'établissement s'est retrouvé privé de ses douze surveillants dès le lundi 1er février.

« Nous sommes soulagés par cette décision de fermeture »

Un autre cas apparu chez un enseignant qui venait d'en côtoyer une quinzaine d'autres lors d'une formation, a encore accéléré l'absentéisme forcé. L'académie a eu beau envoyer un renfort, via le centre académique d'aide aux écoles et aux établissements (CAAEE), appuyé par le coup de main d'un surveillant du collège du Parc voisin, la situation est devenue très tendue. « Tous les membres de l'administration sont venus se charger des entrées (NDLR : le protocole sanitaire impose deux entrées différentes pour limiter le brassage) et nous les profs avons aidé autant que possible, mais force est de constater que cela ne suffisait pas, on a besoin de tout le monde à son poste », explique une professeure.

Si les entrées des collégiens demandent notamment beaucoup de personnel, c'est aussi parce que l'établissement avait mis en place une fouille systématique depuis peu. Le collège Marcel-Pagnol a vu récemment une augmentation des phénomènes de violence. Au mois de janvier six conseils de discipline ont été convoqués et des exclusions prononcées, notamment pour introduction d'armes dans l'établissement. « Nous sommes tous épuisés physiquement et moralement et soulagés par cette décision de fermeture », reconnaît le corps enseignant. Les cours sont assurés à distance toute la semaine.

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