Covid-19 : la traque du variant sud-africain s’organise à Eaubonne

Une grande opération de dépistage est mise en place jusqu’à jeudi après la découverte de deux cas de variant sud-africain dans la ville et la fermeture du collège Jules-Ferry.

AbonnésCet article est réservé aux abonnés.
 Eaubonne, ce mardi matin. A la suite de découverte de cas du variant sud-africain du Covid au collège Jules-Ferry, une vaste opération de dépistage est organisée.
Eaubonne, ce mardi matin. A la suite de découverte de cas du variant sud-africain du Covid au collège Jules-Ferry, une vaste opération de dépistage est organisée. DR

Les températures en dessous de 0°C n'ont pas découragé les habitants. Ce mardi matin, de nombreux Eaubonnais patientaient à l'entrée du Gymnase du Luat. L'équipement habituellement dévolu aux compétitions sportives est cette fois réservé à une lutte contre un adversaire invisible mais déterminé : le Covid-19.

Après la fermeture du collège Jules-Ferry et la découverte de deux cas de variant sud-africain, la ville d'Eaubonne (Val-d'Oise) et l'agence régionale de santé (ARS) ont en effet décidé une grande opération de dépistage, à partir de ce mardi et jusqu'à jeudi. Priorité était donnée aux élèves du collège et à leur famille.

« Pas d'inquiétude mais des interrogations »

De nombreux habitants ont répondu présent, à l'image de Philippe, venu se faire dépister avec son fils Mathieu, élève de 4e au collège Jules-Ferry. « J'ai été assez étonné de la rapidité à laquelle tout ça s'est fait, explique le père de famille. Nous avons appris la fermeture du collège dimanche et la ville a annoncé cette opération lundi matin. » Le mois dernier, la suspicion d'un cas de variant britannique avait provoqué une opération du même type, à Courdimanche.

L'apparition de cas de variant sud-africain n'a pas pour autant provoqué de psychose à Eaubonne. « Il n'y a pas d'inquiétude particulière, mais des interrogations, souffle Philippe. Nous sommes un peu étonnés de voir la souche sud-africaine arriver jusqu'ici. On la connaît mal, en termes de contagion et de sévérité. Il y a toujours le facteur que les enfants ne soient pas symptomatiques. Mais si une bonne partie de la population s'y soumet, ça nous donnera une bonne cartographie en termes de tracking. »

Plus de 500 personnes sont venues se faire dépister ce mardi au gymnase du Luat. DR
Plus de 500 personnes sont venues se faire dépister ce mardi au gymnase du Luat. DR  

Ce sont 533 personnes qui ont été testées ce mardi. Les résultats devraient tomber entre 12 et 24 heures. En cas d'éléments positifs, des recherches seront effectuées sur les variants (entre 48 et 72 heures). « Il faut évaluer la quantité de variants dans la commune, explique la maire (PS), Marie-José Beaulande. Est-ce que ce sont deux cas isolés ? Il faut voir le niveau de circulation. »

Une classe fermée à Mériel

La pandémie, elle, continue de frapper dans le département. Au collège Cécile-Sorel de Mériel, une classe a ainsi été fermée à cause de la Covid-19 également. L'ensemble des enseignants qui ont été en contact avec ces élèves ont été mis à l'isolement.

Il semblerait qu'un variant sud-africain ait été identifié mais l'ARS n'a pas confirmé cette information invoquant le secret médical. « Nous ne pouvons donc pas détailler la situation d'un établissement en particulier. Par ailleurs nous restons vigilants à ne pas stigmatiser certaines collectivités », indique l'agence régionale de Santé.