Covid-19 : avec 5 établissements scolaires du Val-d’Oise fermés, les vacances sont bienvenues

Les cas de variants de la Covid-19 semblent s’être démultipliés ces derniers jours dans les écoles du département, entraînant de nombreuses fermetures de classes.

 Le collège Jules-Ferry était déjà fermé depuis ce lundi après la découverte de plusieurs cas de Covid-19, dont deux cas de variant sud-africain.
Le collège Jules-Ferry était déjà fermé depuis ce lundi après la découverte de plusieurs cas de Covid-19, dont deux cas de variant sud-africain. LP/Christophe Lefevre

« Il était tant que ça s'arrête. Les cas se sont multipliés ces deux dernières semaines », souffle une représentante de parents d'élèves. C'est avec soulagement que de nombreuses familles et beaucoup d'enseignants ont rangé les cartables ce vendredi soir. Ces derniers jours, de nombreux cas de Covid-19, et notamment de variants, ont beaucoup perturbé le déroulement des cours. Auquel s'ajoute le durcissement du protocole sanitaire depuis le 1er février.

Pas moins de 261 classes étaient ainsi fermées dans l'académie de Versailles en cette fin de semaine contre 77 la précédente, selon le dernier point hebdomadaire du rectorat. 39 classes dans le seul Val-d'Oise où cinq établissements étaient même totalement à l'arrêt.

De la maternelle au lycée

Deux écoles. Le groupe scolaire de Vémars dont les grilles sont restées closes sur décision du maire du village face à la propagation rapide du virus depuis le 3 février. Et plus récemment, l'école René-Descartes de Soisy-sous-Montmorency à la demande des autorités sanitaires.

Côté collège, après Jules-Ferry à Eaubonne, Marcel-Pagnol à Saint-Ouen-l'Aumône en début de semaine, c'est celui de Bray-et-Lû qui a dû renvoyer tous les élèves à la maison.

Des décisions prises en général sur recommandations de l'agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France. « Dès qu'il y a un signalement dans un établissement scolaire par exemple, nous menons une enquête épidémiologique, nous identifions les cas contact et renforçons l'isolement. Des opérations ciblées de dépistage peuvent être également déployées, en lien avec l'AP-HP, précise l'ARS, rappelant la recommandation nationale « de fermer une classe dès lors qu'un cas de variant est avéré et des classes des membres de sa famille s'il y a lieu. L'isolement est également renforcé à 10 jours. »

Variant sud-africain à Mériel et Saint-Prix, anglais à Pontoise

De fait à Mériel, la détection du variant sud-africain chez un élève a entraîné la fermeture d'une classe et une procédure d'isolement de nombreux enseignants. Au collège Bosc de Saint-Prix, on a également dû recourir aux cours en distanciel pour une classe, un enfant ayant un membre de sa famille touché par le même variant. Jeudi, c'est le variant anglais qui faisait son apparition au collège Simone-Veil de Pontoise, provoquant le retour à la maison d'une classe de quatrième.

Dans la même ville, l'école des Lavandières a vécu une semaine très compliquée. Un cas de variant anglais a été détecté chez un élève au sein de la classe de CM1/CM2. La maladie s'était semble-t-il déclarée durant le week-end mais, le temps de faire les analyses nécessaires, l'identification du variant n'a été possible que mardi soir et la décision de fermer la classe a été effective mercredi. Le petit malade ayant un frère en grande section de maternelle, l'inquiétude est logiquement montée au sein des parents d'élèves.

«Nous voulions absolument prévenir les parents»

Jeudi soir, l'ARS a finalement pris la décision de ne pas accueillir non plus les élèves de la classe moyenne section/grande section. « De toute façon, il n'y avait du coup pas beaucoup d'enfants à l'école ce vendredi matin », témoigne une représentante des parents d'élèves. Faute de communication « officielle », les délégués s'étaient chargés d'informer les familles de la situation ces derniers jours.

Newsletter L'essentiel du 95
Un tour de l'actualité du Val-d'Oise et de l'IDF
Toutes les newsletters

« L'idée, ce n'était pas de paniquer quiconque mais au moins de réclamer plus de transparence car nous savons que de nombreux enfants sont sur le point de partir chez leurs grands-parents pendant les vacances scolaires », explique la représentante. « Nous voulions absolument prévenir les parents pour leur dire de faire attention lors des rassemblements familiaux qui auront lieu. »