A Sarcelles, la communauté juive se sent «protégée par les forces de l’ordre»

Möise Kahloun, président de la communauté juive de Sarcelles, rappelle l’efficacité du dispositif policier qui est mis en place depuis 2015. Même si les récents événements à Paris et à Sarcelles inquiètent.

 Sarcelles. Le dispositif policier renforcé mis en place après les attentats de 2015 est toujours en place devant et autour de la grande synagogue.
Sarcelles. Le dispositif policier renforcé mis en place après les attentats de 2015 est toujours en place devant et autour de la grande synagogue. LP/A.L.

Au cœur de la « Petite Jérusalem », à Sarcelles (Val-d'Oise), où se concentre l'une des plus importante communauté juive d'Ile-de-France, la sécurité est au centre des préoccupations. «Nous avons des CRS en poste devant la grande synagogue, des patrouilles de police fixes, d'autres mobiles... la communauté est bien protégée par les forces de l'ordre. Ils font ce qu'il faut », confie Moïse Kahloun.

Le président de la communauté juive de Sarcelles souligne également des contacts réguliers, sinon quotidiens, avec la commissaire de Sarcelles, « qui est très présente ». Une présence policière accrue est régulièrement mobilisée aux abords de la grande synagogue, un des points sensibles du Val-d'Oise.

«Il y a de quoi nous inquiéter, mais pas de nous affoler»

Moïse Kahloun admet aussi son inquiétude après l'agression au couteau survenue devant le commissariat de la ville vendredi soir, quelques heures seulement après l'attaque devant les anciens locaux de Charlie-Hebdo. « Nous sommes dans le flou. Nous n'en connaissons pas les tenants. Est-ce que cela a un rapport avec les faits de Charlie? On ne sait pas. Il y a de quoi nous inquiéter, mais pas de nous affoler. »

La sécurité est aussi l'affaire de la communauté elle-même, ajoute-t-il. « Je vais demander aux fidèles la plus grande vigilance lorsqu'ils vont quitter la synagogue et rentrer chez eux. Ce sont eux aussi qui peuvent déceler rapidement un problème comme l'intrusion d'une personne inconnue dans la synagogue et donner l'alerte.»

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