2400 places devraient être créées dans les lycées du Val-d’Oise

La révision du plan d’urgence de la région envisage la création de 2400 places dans le département d’ici à 2027. Les parents estiment les besoins au double.

 1 800 places sont nécessaires pour désengorger les établissements de l’est du département.
1 800 places sont nécessaires pour désengorger les établissements de l’est du département. LP/V.T.

Le constat est édifiant, mais prévisible au vu des chiffres de la démographie. Le Val-d'Oise, l'un des départements le plus jeune de France, est le plus ciblé par la révision du plan d'urgence pour les lycées franciliens. Trois des neuf territoires identifiés « en tension » par le conseil régional figurent en effet dans le département.

Selon les dernières études, le 95 aurait ainsi besoin de 2 400 places de lycées supplémentaires d'ici à 2027. Et notamment dans le secteur de Sarcelles-Gonesse, avec 1 200 places à créer dans la zone sud, autour de Gonesse et 600 places à créer dans la zone nord autour de Fosses Saint-Witz.

Des établissements surchargés

Un périmètre dans lequel les professeurs et parents d'élèves alertent depuis de nombreuses années sur les établissements surchargés. Ainsi, dès les premiers jours de la rentrée de septembre dernier, des enseignants du lycée Simone-de-Beauvoir de Garges avaient fait grève pour protester contre le sureffectif. Pour rappel, le département comptait pour cette rentrée près de 2 300 élèves de plus que l'an dernier dans les seuls collèges et lycées.

L'autre point de tension visé par la région concerne le secteur du Nord de Cergy-Pontoise, zone qui va de l'ancienne ville nouvelle à Chars, et qui nécessiterait la création de 600 places. De quoi relancer l'idée de lycée dans le Vexin. Un projet aux allures de serpent de mer qui changerait la vie des nombreux lycéens des secteurs de Magny et Marines, aujourd'hui affectés dans les lycées Camille-Pissarro et Galilée, à Pontoise et Cergy.

Si un nouveau lycée de 1 200 places doit ouvrir ses portes en septembre 2022 à Cormeilles-en-Parisis, (au moins) un autre établissement est donc attendu avec impatience dans le 95.

«Pour nous, il manque 5 000 places»

« C'est bien, mais nous sommes encore loin du compte, souffle Philippe Renou, vice-président de la FCPE 95. Ça fait très longtemps que l'on alerte la région sur le déficit dans le Val-d'Oise, qui est dramatique. Combien de temps ça va mettre pour le résorber ? Pour nous, il manque 5 000 places. » Pour le représentant des parents d'élèves, cette pénurie pose notamment des problèmes sur les emplois du temps, en plus des questions de sécurité.

« Les lycées étendent leurs horaires d'ouverture, explique celui qui est élu au lycée Louis-Armand d'Eaubonne. Dans notre lycée, il y a 50 élèves de plus par an. Du coup, les cours vont de 8 heures à 18 heures et ça fait des emplois du temps à trou. Nous sommes dans une zone dense, où les jeunes n'habitent pas loin de leur lycée, mais comment font ceux qui vivent dans les autres zones ? »